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 BUBBLEGUM BITCH ☢

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MessageSujet: BUBBLEGUM BITCH ☢   Mer 4 Jan - 4:08


j'fesserais l'monde entier
dans les dents

delvigne, alexiane

|img@tumblr mystérieux /quo@les soeurs boulay|


─ *matronyme complet: Alexiane Delvigne-Ravenlock. On a pas ça, des middle names, chez les caribous. Ma crew a le droit de m'appeler Xian, les autres c'est juste Alex. ─ âge, date et lieu de naissance: Le 1er Août à l'hôpital Sainte-Justine de Montréal, Québec, yes monsieur. Quand t'es une queen, tu t'arranges pour ouvrir tes yeux le premier jour du mois pis d'être une lionne en plus. C'est pas du fluff pis des paillettes, c'est juste un petit effort pour que même les voyantes weird te disent que t'es cool. ─ métier, études et situation financière: La belle reine de l'école au high school, celle avec l'histoire tragique et déjà les plus beaux gars à ses pieds. Richissime par mon (con de) père, serrée chez mes mères. Pis mon métier ? À quoi ça sert, quand tu peux compter tes secondes sur une horloge pétée ? ─ statut civil: Célibataire. Pour le moment. J'ai encore un peu envie de jouer avant de me lancer pis détruire la vie d'un pauvre gars. ─ à new-york depuis: Le début de l'été. ─ caractère: libérée, excentrique, ouverte, fourbe, peut être salement cruelle, hédoniste, émotive, distante, casse-cou, complètement folle, aventurière, rebelle, insaisissable, charismatique, sarcastique, moqueuse, piquante, fataliste et pourtant optimiste (en un sens), erratique, plutôt drôle malgré tout, secrètement otaku, obsédée à l'idée de devenir une légende, extrême, paradoxale ─ groupe: outsiders ─ avatar choisi: Charlotte Free, pour ses cheveux blonds et roses et son style juste assez foktop.


♡ ♡ ♡

J'suis née à Montréal en tant que petite soeur de deux frères, Laurent et Jonathan (mais c'est Nat, en fait, juste Nat). Mon père est brit, donc ça explique mon accent quand j'parle en anglais parce que c'est juste ça que j'ai entendu pendant dix-sept ans. ☢️ Mes parents se sont séparés dans les larmes et les engueulades, parce que Maman 1 a fait son coming out en tant qu'homosexuelle sur le tard. Moi, même à cet âge-là, j'ai compris que Richard agissait comme un con, encore plus quand y'est parti avec mes frères pis qu'y m'a laissée derrière. C'correc, j'en veux pas de ton argent écrasant, j'en veux pas de tes lettres quétaines à mourir à Noël. J'sais ben que tu veux pu me voir la face parce que ta peur que ce soit dans la génétique. Ça, c'est la toune qui me fait penser à toi. ☢️ Maman 1 a pas prit longtemps à rencontrer Maman 2, peut-être un ou deux ans. Ça a été tough au début et j't'ais pas super réceptive (trop fâchée contre Richard) (à prononcer en joual pour l'énerver), mais c'est vraiment devenue ma deuxième mère. Diane, de son nom, blonde de Jacynthe Delvigne de qui j'ai pris le nom par révolte. Elles se sont mariées l'an passé, mais entre-temps Maman 2 a eu le temps de m'apprendre à chasser, à vivre dans le bois, à partir un feu pis toute. Grâce à elle j'ai l'coeur qui vogue dans le vert foncé, et le sang qui pompe dans le brun d'la bouette s'a trail de quatre-roues. Grâce à elle j'ai aussi le permis, elle m'a assez encouragée pour que j'essaie dès mes seize ans. ☢️ À Montréal, j't'ais personne. Une fille brune aux yeux bruns un peu awkward, pas à l'aise dans mes hormones comme toutes les autres. Plus normale que ça tu meures ; j'ai eu deux chums, ça s'est finit correct-ish, j't'ais bonne à l'école, j'ai pris chimie et physique au lieu de géopolitique pis j'm'en sortais. Quelques amis, mais eux, j'les ai effacés ben vite quand j'ai déménagé à New-York. ☢️ J'ai redoublé ma deuxième année. J'sais pas si ça compte. ☢️ Maman 1 vit de sa peinture et Maman 2 était gérante d'un IGA (une épicerie grande surface). Moi, j'ai fait une ou deux jobs pas si pires, mais j'me démarquais plus dans l'équipe d'Impro, mes cours de théâtre extra-curriculum pis le trapèze. J'me gardais occupée pour pas m'emmerder, t'sais. ☢️ J'joue du ukulele pis de la guitare (mais moins), et des fois j'invente des tounes niaiseuses. J'me suis essayée sur Youtube, avec pas grand succès jusqu'à maintenant où c'est rendu un peu plus connu. La pitié ou l'admiration, j'en ai aucune criss d'idée. ☢️ J'suis encore en contact avec Nat, depuis toujours. On se parle tous les soirs sur Skype ou presque. ☢️ On a déménagé à New-York au début de l'été, fin Juin. À cause de la nouvelle. ☢️ Ça a commencé par des coups de fatigue énormes, pis ensuite j'ai eu un esti de rhume pendant un mois. J'me suis accrochée dans les escaliers de l'école, j'ai eu un huge bleu. Ensuite, j'me suis évanouie deux fois. On a commencé à capoter pis j'ai été tirée à l'hôpital d'urgence. J'avais peur d'être diabétique ou juste vraiment weak... Ça a fait fuckin mal. Xian, y te reste juste deux ans max à vivre. Cancer, stage 4, une étape avant le palliatif mais t'sais, "c'est tout comme". J'ai allumé comme Times Square sur l'écran, parce que mes deux jambes pis presque tout mon corps est touché par une grave ostéosarcome. Mon sang est leucémique. Pis soyez pas fâchés si j'deviens psycho, j'commence à développer des métastases dans le cortex préfrontal avec ça. ☢️ Le travail de Maman 1 voulait déjà la voir à New-York mais avec la nouvelle, malgré la douleur que ça y a fait, elle a pas hésité. Avec l'argent de Richard, les soins allaient venir ben plus vite aux States qu'à Montréal, pis Richard a des bons contacts qui ont accepté de nous soigner même si j'suis pas vraiment citoyenne. Moi, j'veux pas la fuckin chimio si c'est juste pour faire durer le mal à moins d'un miracle. Ça sert à rien, j'veux pas vivre comme une fleur qui se fane. Une fleur qu'on accroche su'l plafond pendant qu'à sèche lentement, juste pour faire joli. J'ai fui tous mes rendez-vous jusqu'à maintenant mais s'il vous plaît, dites-le pas à ma mère. À me l'pardonnerait jamais. J'préfère qu'à pense que rien n'a marché pis que j'suis morte en paix. C'est mon call. ☢️ J'vas pas partir en douceur. J'vas devenir une légende, j'vous l'dit. Mon père qui m'faisait tout le temps chier dès que j'faisais quelque chose pas comme il faut (comme quand j'me suis fait percer les oreilles, what the fuck câlice), ben ça fait que j'me suis teinte en blond pis rose pétant. Chaque seconde de ma vie va être un mythe grec, mais j'fais pas dans la tragédie, moi. ☢️ Maman 2 a insisté que j'fasse mes études pareil, faut qu'au lieu d'étudier gros parce que ça sert à rien, j'me rends inoubliable. Déjà, avoir le cancer, ça te garoche une popularité ridicule parce que tout le monde se sent mal. Ça aide, quand ton "père est riche en tabarnak". Ça a pas été long que j'suis devenue le centre de toute l'attention (j'ai même éclipsé la cheerleader en chef), pis mes idées folles d'aventures en tout genre ont pimenté un peu la triste vie des autres élèves. Pour autant que j'sache, j'pourrais être leur fuckin messie. ☢️ J'porte des talons-plateformes pis des studs partout parce que sinon j'suis vraiment pas intimidante. ☢️ Maman 1 trouve que j'commence à avoir des mauvaises influences autour de moi. M'en câlice, qu'est-ce qui peut m'arriver ? Crever ? Hahahahaha. Tiens l'alcool, shoote-moi des cochonneries dans l'sang, pis au yab' la virginité tellement trop overrated. Y me reste presque pas de temps, j'dois faire plus, plus, plus. Même les bad boys qui se pensent tellement cool sont à mes pieds. La légende va exploser en feux d'artifice dans cinq, quatre, trois, deux, un... ☢️ Maman 1 se doute de quelque chose. ☢️ Ça commence à devenir difficile, tout ça. J'suis crevée, j'vis sur des pillules de caféine "wake up" ou sur le speed, carrément. Mes cernes peignent ma face assez rough pour que ça devienne presque impossible de les cacher avec du fond de teint. La nuit, y fait chaud, chaud, chaud, vraiment trop chaud pis même si c'est Noël. J'vomis jaune, bleu, vert, rose, fushia, noir. Les néons brûlent ma conscience. J'sais que la suite de la ride va être pire, fait que j'me suis pas encore plainte. Mais ça commence à faire peur. Pis ça fait mal, M'man.

‘ welcome to new york ’



Je suis toute seule dans ma chambre. Mes doigts se baladent sans entrain sur les cordes de mon ukulele bleu, incapables de produire un accord cohérent. Mes yeux sont dans le vide. À part ça, je fais rien d'autre.

J'ai faim, mais j'ai pas le goût de manger.

J'ai envie de dormir, mais j'suis pas fatiguée.

J'ai soif, mais d'une eau qui m'est rendue interdite.

Y pleut, dehors. Assez fort. Assez pour qu'il y ait un espèce de bruit de fond, un petit crépitement qui rappelle la neige sur un écran de télé qui pogne pas le câble. Des fois, une auto passe et imite le bruit d'un court-circuit. Et pis après...

Après elle est partie.

J'pourrais pas dire c'est quoi le pire. Que mes mères soient en train de se chuchoter des belles affaires dans leur chambre parce que sinon les deux vont craquer, ou que j'sois dans un état catatonique depuis qu'on est parties de chez le doc.

C'est peut-être aussi que j'réalise enfin qu'avec c'qui tourne sur le net en ce moment, ça fait juste me rappeler qu'on va même pas être occupés à me pleurer dans l'futur proche-lointain. C'pas le "oups j'suis malade" d'une kid de dix-sept ans qui va bouger grand-monde dans des temps pareils. Des temps où on attend juste le petit "Safe" coché sur leur facebook pour respirer.

Mais moé, y'en aura pas de "Safe". J'suis pas "Safe". Pis c'est plate de même, mais j'vais être une p'tite ado blanche de morte parmi des millions. J'vas juste avoir eu la malchance de pas être dans les grosses statistiques ou sur un monument.

C'comme ça.

Faut que j'fasse avec.

Y'a mon laptop d'ouvert un peu plus loin sur mon lit. Y'est pas encore en veille, j'arrive pas à laisser l'écran virer au noir pis me faire un diaporama de photos de vacances. Voir les bines de mes vieux amis me demander c'que j'fais d'bon ces temps-ci au travers de leurs yeux figés, me demander comment ça que tu viens pu à l'école depuis longtemps pis tes mômans vont-tu bien pis t'as-tu hâte au cégep pis pourquoi tu fais c'te face de boeuf-là.

J'frissonne un peu, pas de froid.

Les statuts défilent sur le fond bleu et blanc. Des photos de chats, des vieilles jokes, des memes de minions postés par des matantes dont j'confonds toujours le nom. Y'a des articles sur les catastrophes, sur des attentats pis des gros nerds qui bitchent sur le féminisme moderne.

J'ai peur de poster mon message. J'sais que j'suis pas capable de l'annoncer par téléphone, que j'vas m'mettre à brailler après dix secondes, que l'esti d'Facebook c'est ma seule alternative.

Mais j'ai comme peur.

Peur de tomber dans l'oubli.

Peur qu'après une soixantaine de likes y retournent tous à leurs inquiétudes personnelles, à leur train-train quotidien. Que j'devienne un autre chiffre parmi tant d'autres. Ou juste que y'ait pas un chat qui s'en aperçoive dans le chaos général qui dévore la planète entière.

La pluie vient plus forte. Y'a pas de tonnerre, pas de soleil ― y fait quasiment aussi noir qu'en pleine nuit. Ça m'donne le feeling d'avoir skippé des jours. Mes précieux jours.

Ayoye.

Tu peux-tu croire...

Pas moé.

Dès que ça s'enregistre dans mon cerveau, ça s'efface tu suite. Juste pour que ça me frappe toujours aussi dur à chaque fois que j'y pense.

En même temps, ça m'épargne le stress de pas savoir c'que j'veux faire dans vie.

J'me frotte les yeux avant qu'ils se mettent à piquer. Ç'pas la meilleure consolation que j'aurais pu trouver.

Sur le laptop, y'a la face de mon ex qui apparaît. Il sourit, y'est avec une belle fille. Ils ont l'air heureux. Pis j'suis tentée d'aller lui demander, à lui. De l'aide, de l'affection, j'sais pas. On a eu du fun, avec Jean-Simon, le temps que ça a duré. Avant qu'il me trompe avec la même rousse que sur le rectangle de réseau social ben innocent à première vue.

Non.

Non, j'vaux mieux qu'ça.

En tout cas c'est c'que j'essaie d'me faire croire.

Mais d'abord, qu'est-ce que que j'peux ben faire ?

Esti esti esti esti esti esti...

Ma main est venue me couvrir les yeux sans même que j'm'en rende compte. On dirait que j'veux faire semblant que l'monde existe pu pis que si j'vois rien, y'a rien qui peut me voir. Une belle technique d'autruche dont le sable c'est le temps qui m'reste dans l'sablier.

Ok. On se reprend.

Respire par le nez.

J'm'en vais pour clapper mon laptop (prendre une bonne douche brûlante me semble une bonne idée sur le moment) quand y'a un bruit qui m'arrête.

Un p'tit "toudou!".

En bas de l'écran, l'icône de Skype est soulignée d'une bulle orange, le chiffre (1) dans l'milieu.

J'ai pas envie de parler à personne.

Mais mes doigts s'échappent de ma surveillance et ouvrent la fenêtre avec désespoir. Les traîtres. La page devient blanche, avec la liste des derniers contacts à gauche. Des partenaires de projets, des amis plus ou moins proches, un vieux pervers que j'aurais bloqué depuis un boute si y'avait pas autant de fun à trouver en le niaisant allègrement. Et là, en haut, celui qui est highlighté par-dessus le preview du message que j'ai reçu.

J'ai envie de crier pis de pleurer pis de sourire en même temps quand j'me rends compte que c'est mon frère.

J'clique, évidemment.



NAT : Pis, la visite à l'hôpital ?

XIAN : Ouain, j'fais pas de diabète finalement.



On dirait que ça va quand même être moi qui va devoir annoncer ça à la famille d'Europe.


NAT : Well, you're ok then ?

XIAN : Ben non. I'm cancer terminal.

NAT : Hahaha esti, tu vas avoir l'air d'un pénis.


J'ris pareil.


XIAN : Un beau pénis, au moins.

NAT : J'suis content que ça aille bien.


Ouain.


XIAN : Ahem... L'affaire c'que...


...


NAT : You can tell me. I won't cry or anything.


J'réalise que je shake un peu. Beaucoup.


XIAN : J'niaisais mais j't'ais sérieuse. J'ai genre le squelette au complet qui a allumé fluo, je ressemblais à une décoration d'Halloween. J'en ai dans le sang, aussi. Tu peux ajouter la leucémie à la liste, qui est trop longue pour que j'aie retenu quoi que ce soit.


J'attends comme dix minutes, ben tendue, avant de recevoir une réponse. En tout cas j'avais l'impression que c'tait dix minutes.


NAT : Mais ça se soigne, là ?


Non.


XIAN : Oui. M'a toffer.

/NAT ESSAIE DE VOUS CONTACTER PAR APPEL VIDÉO/



Ça sonne.

Ça sonne.

J'appuie pas sur la p'tite caméra. Trop peur qu'y m'voie la face. Trop peur d'y voir la face à lui aussi.


/APPEL MANQUÉ/


NAT : S'il te plaît, répond.

/NAT ESSAIE DE VOUS CONTACTER PAR APPEL VIDÉO/



Non j'vas pas répondre, crime.

J'prends un de mes oreillers pis j'me cache la face dedans, le serre ben ben fort comme si y pouvait me servir de bouclier versus les missiles qui ont l'air de me sauter dessus.

J'réalise que j'ai peur.

Vraiment très peur.

Pis c'est drôle, j'aurais pensé que l'idée d'mourir me viendrait avant. Mais c'est là, c'est là que ça m'frappe dans yeule comme un dix-huit roues s'a quarante. J'suis pas une fille qui braille, moé. J'haïs ça. C'pour ça que j'ai l'impression que les larmes qui se mettent à me secouer sont comme infectées d'Ebola.


/APPEL MANQUÉ/


NAT : Xian, répond, osti.


Non non non non non non non j'vas pas répondre.


/NAT ESSAIE DE VOUS CONTACTER PAR APPEL VIDÉO/ ―― des problèmes de connexion ?



Câlice, câlice, câlice. J'ai mis du eyeliner partout su'l coussin. Pis j'morve. J'sais pas pourquoi j'panique pour ça ― j'panique pareil, ça changera rien.

Esti j'va mourir.

J'lâche un espèce de soupir choqué. Comme si c'tait genre un gros punch dans vie. Comme si, malgré que ce soit la fin de toutes les histoires publiées chez les Éditions Mankind Inc., et qu'on me l'ai dit genre y'a une heure, c'tait la grosse affaire pis toute.

Eille, Xian. Tout le monde crève. T'es pas spéciale.

(t'es pas s'posée être réconfortante, voix dans ma tête ?)


/APPEL MANQUÉ/



Oh fuck c'est vrai.


NAT : ... Xian, j'veux juste te parler face à face.


Ok...


/VOUS ESSAYEZ DE CONTACTER NAT PAR APPEL VIDÉO/



5.

4.

3.

2.

1.

La page s'ouvre, pis j'capote un peu. Si j'avais pas mon oreiller dans les mains j'aurais peut-être sacré un coup su'l l'laptop pour le garocher le plus loin possible de moi. Ma connexion est un peu à chier, fait que ça prend un petit boute avant que la face de Nat se montre ― pis tout suite j'me sens pire. Y'a pas encore pleuré (y sait pas, lui, que j'vas mourir), mais y va pas bien pis ça paraît.

"Pis...", j'demande même si j'braille comme une Madeleine. "T'avais-tu une fille chez vous, taleur ? Ta chambre est toute propre."

Voyons, t'es ben épaisse.

"Okay Xian," il me dit en anglais. "Tu vas me dire que tu vas bien aller face à face, parce que j'te crois pas. C'est juste si j'peux voir que tu m'bullshit pas que j'vas être soulagé."

"J'vais bien all..."

J'finis même pas ma phrase. Je fond, j'explose, j'fais les deux en simultané ― j'suis secouée par les hoquets incontrôlables, interrompus de temps en temps par des p'tits sacres surpris comme si j'comprenais pas ce qui arrivait.

...

"Ben coudonc."

...

"Calvaire."

...

"Tabarnak."

...

"Voyons, câline."

J'entends Nat qui m'accompagne. On forme un duo dans une toune qu'on a jamais voulu entendre.

"Dis-moi toute," il réussit à dire. "J'veux toute savoir."

Allez Xian.

"Y m'reste deux ans à vivre, déjà."


♡ ♡ ♡

pseudo|prénom: morning glory ou juste Héloïse  
âge|pays: dix-neuf plus un, montréal aussi (pas assez de personnages dans mon coin   )
fréquence de connexion: le plus souvent possible ?  
personnage: inventé What a Face
dernier commentaire:  


Dernière édition par Alexiane Delvigne le Mer 4 Jan - 10:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: BUBBLEGUM BITCH ☢   Mer 4 Jan - 10:01

Ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhh J'ai lu quelques lignes et j'adooooooooore ta plume !
Bienvenue par ici !
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MessageSujet: Re: BUBBLEGUM BITCH ☢   Mer 4 Jan - 10:37

Haaaaaaaaaaaaaan merci merci merci, ça me touche
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MessageSujet: Re: BUBBLEGUM BITCH ☢   Mer 4 Jan - 13:21

Heyyy bienvenue ici :ananas: :ananas:

J'ai lu toute ta fiche et j'ai qu'une chose à dire: Le mascara que j'ai est définitivement pas waterproof visiblement
Nah, sérieusement j'adore ton personnage même si je suis plus qu'une flaque de larmes ambulante, nous faudra un lien
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messages : 1439
pseudo : Jessica (Lovee)
face, © : Holland Roden + abisror (avatar)
double compte : Cole, Nyle, Merri et Lisa
âge : 25 ans
statut : célibataire
métiers/études : étudiante

- me and the city
carnet d'adresses:
disponibilité rp: Oui

MessageSujet: Re: BUBBLEGUM BITCH ☢   Mer 4 Jan - 13:42

Bienvenue parmi nous avec ce personnage haut en couleurs, tu es validée I love you

_________________

Ghost in the mirror I knew your face once, but now it's unclear and I can't feel my body now. I separate from here and now. A drug and a dream, a lost connection, oh come back to me so I can feel alive again as soul and body try to mend.
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MessageSujet: Re: BUBBLEGUM BITCH ☢   Mer 4 Jan - 19:19

Youpiiiiiiiiii, merci

Skye Contente d'avoir confirmé cette théorie sur ton mascara en tout cas J'suis super d'accord pour le lien
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MessageSujet: Re: BUBBLEGUM BITCH ☢   Mer 4 Jan - 19:31

Trop rapide pour ma lenteur légendaire, mais BIENVENUE, en retard, mais bienvenue quand même
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MessageSujet: Re: BUBBLEGUM BITCH ☢   Mer 4 Jan - 19:33

T'inquiète c'est ma faute aussi Et merci :stp:
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MessageSujet: Re: BUBBLEGUM BITCH ☢   

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BUBBLEGUM BITCH ☢
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