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 hidden things ○ sierra

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MessageSujet: hidden things ○ sierra   Sam 28 Jan - 21:31


et comme toujours le soir fait suite aux heures de soleil et la nuit fait suite au jour avec un éternel recommençant. tu as mal partout, c'est pas nouveau. c'est même un fait plutôt récurant. c'est bien trop souvent, trop régulier pour en faire un drame pour tes habitués. pour ton patron aussi qui t'a simplement regarder avant de soupirer. tout est normal. peut-être que c'est un peu plus étrange parce qu'hier t'as eut la bonne idée de vaguement raser ta barbe. vaguement, après deux mois d'un total look homme des cavernes t'as finis par vaguement passer sous la tondeuse. ours mal léché, t'as pas non plus pu dire au revoir à la barbe et te voilà donc juste un peu plus propre. c'était la seule pensées plutôt bonne de la soirée, t'étais plutôt content du résultat au final. et t'as même été boire un verre avec un ami, discuter avec, parler problème et vie actuelle. c'était bien, c'était calme. mais ta tête bien trop pleine avait besoin d'être vidée, et comme une compétition s'était invité dans ton planning t'as pas su dire non. on peut pas dire que tu t'es fais massacré, non tu t'es même bien débrouillé. deux victoire. pas trop de sang déversé. pas trop... parce que par moment tes pensées étaient ailleurs. silence radio. absence prolongée. qu'est-ce qu'elle peut bien faire de ces journées ?.. et un coup sur le nez. que c'est-il passé ? l'a-t-il engueulé ? l'a-t-il frappé ?... et une arcade explosée. trop déconcentré.

alors ce soir évidement tu fais vaguement homme a pas approché. l'vieux il a râlé, après avoir soupiré il a quand même râlé. "tu bosses dans un club bordel Benjamin ! tu crois que les gosses ont envie d'voir un barman défiguré par une baston quand ils viennent se détendre ? ça fait peut-être de l'effet au midinette mais ça m'fait pas rire. épargne ton visage quand tu cognes bordel.." il a tourné les talons, il a regagné son bureau alors que tu commençais à préparer le bar en grognant. et la soirée à commencé, avec son lot de musique, d'alcool qui tourne. et ces filles a moitié amusé à moitié fasciné par le simple fait d'avoir un barman avec l'arcade gonflé et l’œil noir. mais ta tête est vidée, alors ce soir ça te fait sourire. le temps passe simplement, et pour une fois t'arrive même à ne pas y penser à cette brune trop intriguante. ça fait presque du bien de te soucier ni de Johnny, ni de ta mauvaise humeur, ni de son corps en train de danser. c'est presque bien. et le temps passe alors que tu finis par lâcher tes collègues. besoin d'une clope. besoin d'air frais, alors tu prends ton paquet et ta veste et tu sors derrière, à peine la porte de service fermé, y'a déjà ton briquet qui claque et ton soupire qui s'étire. ça fait du bien. ça te convient...
un instant, puis un autre, et un bruit qui te sort de tes pensées. une main qui passe pour sur tes cheveux tiré en arrière, un regard qui scanne la ruelle et sa pénombre. et une silhouette si féminine, si normal dans cet espace de vie et de nuit qui t'appartient chaque soir. en faite non, c'est étrange comme à cet instant tu t'aperçois du manque que c'était de pas l'apercevoir. t'as perdu l'entrée principale du club Swann ? et ta voix calme brise le silence, juste comme ça. avec un demi sourire en coin...
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MessageSujet: Re: hidden things ○ sierra   Mer 15 Fév - 0:47

Elle enfonce ses doigts glacés dans les poches de sa veste, traînant des pieds sur les trottoirs encore bondés de New-York. Elle s'est toujours demandé ce que faisaient les gens, à errer dans la ville si tard dans la nuit, comme elle. Ses pas l'emmènent, par réflexe, sur le bitume de cette rue qu'elle a si souvent foulé depuis son arrivée, depuis qu'elle a rencontré Johnny. Elle se poste sur le trottoir, de l'autre côté de la route, face à l'entrée. Elle n'y est pas retournée depuis l'incident. Elle hésite, avance d'un pas, recule. Elle cligne des paupières, les épaules affaissées, elle n'est pas sûre de vouloir entrer ce soir. Elle ne sait pas si Johnny est là, elle a quitté l'appartement au petit matin, alors qu'il dormait encore, et n'est pas rentrée depuis. Elle a froid, sa veste est trop fine et elle n'a pas eu le courage d'en voler une, cette fois. Ses maigres économies disparaissent à vue d’œil, et dans quelques semaines, elle n'aura même plus de quoi acheter un paquet de pâtes. Pourtant, alors que ses doigts glissaient sur les manches épaisses des vestes, dans ce magasin de Time Square, elle avait tourné les talons. Parce qu'elle a pensé à Ben. Et elle a eut l'impression de le décevoir, sans même qu'il ne soit là. Elle soupire, traverse la rue en quelques pas rapides, et se faufile entre les fumeurs jusqu'à atteindre la rue minuscule qui mène à la porte de derrière. Elle y est restée plusieurs fois, planquée dans la pénombre, lorsque Johnny était trop alcoolisé, trop brutal, elle se retrouvait là, seule, appuyée contre le mur glacé du bâtiment, comme ce soir-là. Elle regarde le petit nuage qui s'envole d'entre ses lèvres à chaque fois qu'elle souffle, et elle attend.
Ça fait peut-être des heures, qu'elle est là, immobile. Elle sait plus trop, elle n'a pas la notion du temps car elle n'attend rien. Elle entend la porte s'ouvrir, se colle un peu plus contre le mur, par réflexe, parce qu'elle sait qu'elle n'a pas à être ici. Et qu'elle a peur de tomber sur Johnny, quelque part. Mais elle reconnaît la silhouette, la main qui replace des mèches rebelles, elle échappe un sourire, ses muscles se détendent. Ben. Elle retire sa capuche alors qu'il brise le silence de sa voix rocailleuse. Elle ne bouge pas, elle se contente simplement de le fixer un instant, et de sourire, puis elle reporte son visage sur la ruelle vide, les mains toujours enfoncées dans les poches. - Il neige. Elle tend ses doigts fins rougis par le froid devant elle, dans l'espoir naïf de pouvoir capturer l'un des minuscules flocons qui commencent à tomber. Elle lève le visage vers le ciel, jamais tout à fait noir, de New-York. - J'ai cette photo de mon père et moi, dans la neige, que je garde dans mes affaires. Elle marque une pause, incertaine, elle n'a jamais parlé de son père à personne, se contentant seulement de dire qu'il était parti, lorsqu'on lui posait la question. - J'avais trois ans. Je m'en rappelle même pas. Elle sourit légèrement, presque nostalgique d'une époque qui semble être une autre vie. La haine qu'a alimenté sa mère de ses mensonges s'est apaisée depuis bien longtemps, pourtant elle a toujours cette pointe d'amertume lorsqu'elle pense à son père. Un sentiment de déception, d'inachevé. D'abandon. Elle a les épaules qui s'affaissent, alors qu'elle range ses doigts gelés dans la poche de sa veste. Elle ne parle jamais, Sierra. Mais elle est fatiguée, de se taire, de mentir, d'omettre. Elle a l'impression d'étouffer, de plus en plus chaque jour, et elle n'est pas certaine de pouvoir tenir encore longtemps ainsi. Alors les mots s'échappent sans qu'elle ne cherche à les retenir. - Il est parti, quand j'étais toute petite. Je ne l'ai jamais connu. J'ai juste cette photo ridicule. Elle échappe un rire amer, le regard rivé sur la pointe de ses chaussures. Elle se sent idiote, vulnérable, dans le froid de New-York, le regard de Ben sur sa silhouette frêle. Elle ne s'attend pas à ce qu'il réponde, elle ne s'attend même pas à ce qu'il soit encore là lorsqu'elle tournera son visage vers la porte. Mais elle espère.
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MessageSujet: Re: hidden things ○ sierra   Jeu 23 Fév - 21:48


c'est ce genre d'imprévu qui rend fou, ce genre de tournure qui fait devenir dingue. sortir prendre une clope, profiter de l'air glaciale du dehors pour calmer ta tête trop pleine de discussions futiles. tu ne pensais même pas à elle, ni à la croiser, ni à l'observer au loin se déhancher, et pourtant tu te retrouves encore une fois confronté à son regard. et comme toujours c'est le même refrain, et tu t'y perds un instant. surtout dans son sourire, parce que c'est fou comme elle sourit plus que toi.. et c'est beau. et c'est fou comme tu perds encore la tête juste pour ce genre de détails. à peine une minute qu'elle vient de revenir dans tes pensées et dans ta réalité, et te voilà déjà vaguement à divaguer. tu n'y peux rien, tu le sais. et pourtant tu luttes encore et toujours pour tout contrôler, pour essayer de comprendre ces trucs. ce truc qui te pousse autant à vouloir la protéger. de lui. d'elle même sans doute un peu. bon petit samaritain qui aide son prochain. t'es pathétique Ben, véritablement t'es pathétique. Il neige. tu l'avais pas tellement remarqué, l'eau givrée tombant du ciel venant doucement fondre sur la peau nue de tes bras. tu observes un instant un flocon tomber sur ton avant bras et y fondre rapidement par la chaleur de ton corps dû à l'intérieur du bar. il neige... c'est fou comme le ciel d'un seul coup te paraît loin et silencieux, comme le monde autour de vous te paraît si différent du bar où la musique est à fond, les gens oublient le temps, oublient les autres, oublient l'extérieur.
tu reviens à la jeune fille posant ton regard sur elle, le nez levé vers les étoiles. un véritable air d'enfant... un véritable air de simplicité. tu mets un moment à ne pas craquer, à ne pas... ne pas quoi ? tomber. simplement. J'ai cette photo de mon père et moi, dans la neige, que je garde dans mes affaires. elle te surprend, comme toujours elle te prend au dépourvu. mais c'est différent, ce n'est ni avec un sourire, ni avec ses actes qui amènent de stupide et surprenantes pensées. non c'est différent, bien plus différent. et tu restes un moment silencieux à l'observer, avant de faire un pas vers l'extérieur, t'éloigner de la porte. t'approcher d'elle. à peine. juste l'écouter, et ta clope qui se consume entre tes doigts. tu inspires la fumée, finissant par l'expirer avec lenteur... tu sais pas quoi dire, alors tu la laisses parler. J'avais trois ans. Je m'en rappelle même pas. tu sais pas trop comment mais tu l'imagines un peu, une petite fille aux cheveux long et tout aussi beaux qu'aujourd'hui, un rire mutin, un rire d'enfant, si simple, si libre... pas comme aujourd'hui, emprunt de regret et de lourdeur impossible. tu l'imagines rire dans la neige, tournoyer. et c'est fou comme elle te plait cette image. d'elle du passé. d'elle de ce soir. et tu tombes sans vraiment t'en rendre compte Ben, c'est ça le plus pathétique. Il est parti, quand j'étais toute petite. Je ne l'ai jamais connu. J'ai juste cette photo ridicule. tu observes le changement de son corps, et tu sais pas tellement si elle se referme à tout ça ou si c'est juste un lâché prise surprenant. face à toi. toi qui sait pas tellement parler. c'est bien connu que t'es pas doué pour causer, consoler, discuter. pas le meilleur dans ce domaine. tu aimerais l'entendre parler encore, l'écouter encore, mais tu sais pas bien poser les questions, tu oses peut-être pas. ou alors c'est juste que tu sais pas quoi demander... et peut-être qu'elle attend rien, qu'elle ne veut pas. bordel de pensées. tu fumes un instant en silence. je ne crois pas avoir vu une seule photo de moi et mon père.. je ne pense pas qu'il en existe une seule d'ailleurs... c'est la stricte vérité. pas par manque de proximité, pas par absence de sentiment non plus. c'est juste que.. tu sais pas, avec autant de soeurs autour de soit, tu étais le petit garçon qui était toujours éloigné de son père par des filles qui voulaient s'en occuper. et puis quand t'as grandit, les moments ensemble vous les passiez loin des autres sinon, loin de ta mère et de tes soeurs. alors tu n'en gardes que de vagues souvenirs, rien de visible... et avec le temps ça c'est effacé. pourquoi est-il partit ? et tu finis par demandé, juste comme ça, tel une banalité, sans rien montrer de trop curieux, sans être trop envieux, juste... si elle veut.
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MessageSujet: Re: hidden things ○ sierra   Sam 11 Mar - 17:52

Elle se sent étrange, Sierra. Elle est au bord d'une falaise, la pointe des pieds dans le vide, elle a le vent qui la pousse, le cœur battant, parce qu'elle sait qu'elle va tomber. Elle a peur, de parler, de dire, pourtant elle le fait, parce qu'elle n'a pas peur avec Ben. Ou peut-être qu'elle a d'autant plus peur avec Ben, et que c'est la raison qui la pousse à fissurer cette carapace bien trop dure qu'elle façonné avec trop de facilités. Elle parle, de son père, le cœur qui souffle et se contracte, ça lui fait mal. Elle associe son père avec l'abandon. Et la neige. A cause de cette foutue photographie qu'elle ne peut se résoudre à jeter. Comme celle d'Ed, coincée dans son porte-monnaie depuis qu'il est parti, lui aussi. Et elle se sent subitement stupide, faible, le cœur en vrac et la gorge serrée, à se rendre compte qu'elle garde les photos des gens qui l'ont abandonnée. Comme un rappel, vif et violent, qu'elle n'a jamais été assez bien pour garder les gens qu'elle aime. Elle n'aime jamais assez fort, peut-être. Elle parle, le regard fixé sur un rien qu'elle détecte au milieu de tout, et c'est la présence de Ben, grande et protectrice, la Lune qui la surveille, chaque nuit où elle erre dans les rues de New-York, le froid qui engourdit le bout de ses doigts, c'est tout ça qui l'encourage à ne pas se taire, à ne plus se taire. Il y a le silence, lorsque sa voix s'évanouit, elle ne regarde pas Ben, elle aperçoit seulement la fumée de sa cigarette qui s'envole de temps en temps, du coin de l’œil. Elle attend, mais elle n'attend rien. C'est juste elle, lui, et la nuit, et le silence lui conviendrait bien. Mais il parle, et son regard à elle se fige sur le mur en face, écaillé par le temps, l'écoutant avec sans doute trop d'attention. - Je ne crois pas avoir vu une seule photo de moi et mon père.. Je ne pense pas qu'il en existe une seule d'ailleurs… Elle fronce les sourcils, intriguée, et tourne son visage rougi par le froid vers Ben. - Pourquoi ? elle demande d'une voix faible, triste. Parce qu'elle aime cette photo, Sierra, celle de son père et elle, d'un temps où ils étaient heureux, du temps où elle était assez. Et Benjamin n'a pas la sienne, son petit paradis en papier glacé. Elle ne sait pas s'il va répondre, si même il connaît la réponse, il ne parle jamais beaucoup, comme elle. Le silence reprend son droit, entre deux handicapés des mots, et Ben souffle sa fumée avant de le briser à nouveau. Sierra le fixe un moment, cligne des paupières et détourne le regard, encore. Elle hausse les épaules, balance la réponse toute faite qu'elle a toujours donné à tout le monde. - Je sais pas. Puis elle retient son souffle, un instant, et soupire, fermant les paupières. - Ma mère m'a toujours dit qu'il nous avait abandonnées, parce qu'il était trop lâche pour assumer ses responsabilités de père. Elle s'arrête, son regard se baisse sur ses doigts qu'elle masse tant à cause du froid que de nervosité. Et sa voix se fait plus faible. Parce qu'elle entre dans les secrets, les vrais. - Et puis, quand elle a commencé à boire, sa version a changé. Parfois, il était parti avec une autre femme. Parfois il était mort. Quand elle buvait vraiment beaucoup, j'étais la raison de son départ. Trop idiote, trop chère à nourrir, ou il avait deviné que je deviendrais une petite salope dès le début. Et elle aurait dû lui faire confiance. Elle porte son pouce à ses lèvres pour en ronger l'ongle, le cœur battant dans sa poitrine, luttant contre la vague qui menaçait de la noyer à chaque mot qu'elle prononçait. - Trop de versions différentes, et trop de mensonges. Elle marque une pause, de nouveau, et hausse les épaules, faiblement. - Je sais pas. Peut-être que c'est un mélange de tout ça. Le silence s'installe, encore, et appuie sur ses épaules qui se courbent. Elle n'ose pas bouger, c'est à peine si elle respire, Sierra, l'impression qu'au moindre mouvement, Ben s'envolerait. Parce qu'elle a sauté, de la falaise, sans qu'on la pousse, et elle sait qu'elle heurtera le sol, dur, froid, et qu'elle sera seule, à nouveau.
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MessageSujet: Re: hidden things ○ sierra   Dim 2 Avr - 22:13


votre dernière rencontre n'a pas été des meilleure. tu ne saurais même pas dire ou qualifier ces échanges qui se sont succédé... tu te souviens d'avoir discuté, de vous être rapproché... et puis le reste dans la réserve ce n'est qu'un vaste champs d'incompréhension. positif ou le contraire, t'arrives pas à te décider. t'as préféré oublié, ne pas y penser, essayer de ne pas interpréter. la revoir ce soir ne t'aide en rien. elle est à Johnny tu ne veux que tu le répéter. et pourtant ce soir, elle est seule. ici perdue loin du club, sous cette neige qui tombe et isole la ruelle des bruits de voitures du lointain. elle semble si lointaine elle aussi, et pourtant si proche que t'arrives plus trop à cerner les choses. tu essayes de te dire encore une fois que même s'il n'est pas là, sa présence néfaste ne s'efface pas. alors tu décides de ne pas y songer, te focaliser juste sur elle. et c'est bien plus facile qu'il n'y parait. il suffit qu'elle se mette à te parler et te voilà que trop embarquer. elle te parle d'une vie que tu ne connais pas. elle te parle de son père, juste comme ça. ça te laisse perplexe, et pourtant t'es captivé. Pourquoi ? tu le disais juste comme ça, t'avais guère envie de te lancer dans des explications. personne ne connait ta vie. tu ne te livres pas facilement. t'es du genre à aider, pas à t'plaindre et te raconter. alors tu hausses vaguement les épaules, avec un petit mouvement de tête qui signifie que c'est pas important. qu'il faut oublier. c'est comme ça... on en a pas prise. sur le moment ça semble pas important de prendre des photos, c'est quand le temps a passé qu'on se rend compte de la stupidité. elle recommence ensuite a parler se détournant gentillement de ta vie dont tu n'aimes pas parler. c'est drôle parce qu'elle a l'air un peu comme ça... et que pourtant ce soir, elle semble vouloir tout lâcher, et toi t'es là à chercher les détails... sans curiosité malsaine, c'est juste que... tu sais pas. ça semble être ce dont elle a besoin, et toi Swann t'es un peu trop dévouée à cette étrangère pour ne pas l'aider. Ma mère m'a toujours dit qu'il nous avait abandonnées, parce qu'il était trop lâche pour assumer ses responsabilités de père. tu ne dis rien. tu sais que pour beaucoup c'est le cas, tu te dis que ça doit être dur. de vivre dans ce genre d'enfance, sans repère, sans père. même si le tient à beaucoup manqué, jamais tu n'as eut à lui reprocher. ses doigts se font armes de nervosité, et tu t'approches simplement. tu reprends une clope, tu l'allumes faisant comme si tu la laisses parler seule. tu veux pas l'étouffer. tu veux juste l'écouter. Et puis, quand elle a commencé à boire, sa version a changé. Parfois, il était parti avec une autre femme. Parfois il était mort. Quand elle buvait vraiment beaucoup, j'étais la raison de son départ. Trop idiote, trop chère à nourrir, ou il avait deviné que je deviendrais une petite salope dès le début. Et elle aurait dû lui faire confiance. les informations se dévoilent, et dessinent les silhouettes d'un passé inconnu, colorent cette inconnues de nuances que tu ignorais. tu te tais. t'oses pas tellement la faire s'arrêter, c'est impossible. Trop de versions différentes, et trop de mensonges.  Je sais pas. Peut-être que c'est un mélange de tout ça. elle est là, si fragile la gamine. et tu te dis qu'il a beaucoup trop d'influence sur elle ce pourri qui te sert de collègue. ça serait tellement mieux de l'éloigner. et pourtant t'as pas le droit... tu expires la fumée de tes poumons, ta main passe sur cette barbe mal rasée qui date de plusieurs jours. et tu t'approches d'elle. un peu. puis beaucoup, jusqu'à la rejoindre. toujours aussi petite, aussi frêle et fragile... et pourtant chaque soir quand elle danse elle parait si inatteignable la Swann... tu devrais pas écouter ces versions déformées par l'alcool.. tu finis par prononcer avec douceur avant de relever lentement son menton. c'est fou comme tout en toi te pousse à la protéger. il avait probablement deviné qu'il serait pas à la hauteur de ce que tu es aujourd'hui. et crois moi... des idiotes et des "petites salopes" j'en vois tous les soirs venir me parler... tu devrais t'calmer Ben', t'arrêter. tant qu'il est encore temps... tant que tu peux encore faire machine arrière. tu te connais, tu sais que ça ne sera jamais bon de commencer à beaucoup trop t'attacher à la protéger. c'est toujours pareil. tu vas finir avec bien plus qu'un oeil bien bleu. mais peu importe. c'est lui qui rate quelque chose dans sa vie... gardes ça en tête Swann.
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MessageSujet: Re: hidden things ○ sierra   Mar 11 Avr - 19:00

Son cœur bat au rythme des flocons. Lent, lourd. Elle a la respiration saccadée, parce qu'elle hésite et elle doute. Elle tente de retenir les mots, par réflexe, parce que c'est ce qu'elle fait, Sierra, elle se tait et elle écoute. Mais elle ne peut plus, et tout franchit ses lèvres dans une sincérité qui fait mal. Elle a mal, et elle a peur. Elle se dévoile, elle se sent nue, fragile, vulnérable. Ben pourrait la briser d'un souffle, mais il s'approche simplement, allumant une cigarette. Elle a les épaules courbées et elle parle, parce qu'elle ne sait plus arrêter. Sa mère la déteste. On lui a claqué la porte au nez parce qu'elle n'était plus en adéquation avec son nouveau mode de vie. Pourtant, Sierra, elle était là pour ramasser le déchet qu'elle était, allongée sur le perron au petit matin parce que trop alcoolisée pour pousser la porte. Elle était là pour lui éponger le front lorsqu'elle suait ces drogues qui lui bouffaient le crâne. Elle était là, l'enfant sage et obéissante, qui disparaissait lorsqu'un homme passait la porte. Qui se taisait sans qu'on n'ait à le lui demander. Elle a tout le poids de ces images qui appuient sur sa nuque. Elle se sent petite, minuscule, mais l'ombre de Ben près d'elle l'enveloppe d'une sensation de sécurité. Et tant pis s'il ment. Sa voix grave perce la bulle épaisse qui entoure la silhouette fragile de Sierra. Elle relève des yeux brillants sur son visage assombri par la nuit. Le contact de ses doigts sous son menton brûle sa peau. Elle frissonne, esquisse un sourire. Elle l'écoute, la gorge nouée et les doigts qui serrent les manches de sa veste. Puis son sourire se fane, et elle cligne des paupières. - Je ne sais pas, elle murmure d'une voix qui se brise. Elle n'a ni repères ni certitudes, toute sa vie n'est qu'une succession de mensonges et de vérités qui changent. Elle est seule, prise dans une vague qui menace de la noyer. Ses yeux verts parcourent le visage de Benjamin. Elle fronce les sourcils. Il est dans un sale état, et elle ne peut s'empêcher de se demander pourquoi. Mais elle ne dit rien. Parce qu'elle sait qu'il n'a rien à en dire. Il ne parle pas beaucoup, Ben. Et de lui encore moins. Elle serre les mâchoires, détourne le regard. Elle voit le visage de sa mère dans les ecchymoses de Ben. Le jour où elle n'a pas levé le bras à temps. Ça n'est arrivé qu'une fois. Mais l'image s'est imprégnée sous les paupières de l'enfant qu'était Sierra à l'époque. Elle échappe un rire – un souffle, plutôt. - Ma mère n'était pas à la hauteur non plus, alors, lâche-t-elle avec ironie. - C'est pour ça qu'elle m'a ordonné de partir lorsque j'étais au fond du trou ? Elle est acerbe, sur la défensive. Elle est amère, pas envers Ben, mais envers elle-même, envers sa mère, son beau-père. On l'a poussée dans ses retranchements au lieu de tendre la main. Et l'image d'Ed lui vient à l'esprit. Ses genoux faiblissent, et elle se détache de Ben pour s'asseoir sur le rebord du trottoir. Elle a le souffle coupé et les mains qui tremblent. Elle sent les regards qu'on a porté sur elle, accusateurs, ou plein de pitié. Elle était la petite-amie du mec qui s'est suicidée. Insuffisante à le garder en vie. - Elle m'a mis à la porte. Il y a huit mois. Elle a juste… Elle balaie l'air du revers de la main, incapable de trouver ses mots. - Elle a juste décidé que j'étais un poids dans sa vie. Qu'il fallait que je m'éloigne, le temps de reprendre mes esprits. Pour que je ne l'entraîne pas avec moi dans ma chute. Elle hausse les épaules, comme si ça n'avait pas d'importance. Comme si ça n'avait pas fait voler en éclats son cœur déjà éclaté. - Elle a eu raison, je pense. C'est beaucoup mieux comme ça. Elle porte son index à ses lèvres pour en ronger l'ongle. Elle a peur que Ben disparaisse. Qu'il l'abandonne, lui aussi. Et l'importance qu'il prend à cet instant l'effraie. Elle n'a pas peur, elle est terrorisée.
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MessageSujet: Re: hidden things ○ sierra   Dim 30 Avr - 17:38


ce face à face à cœur ouvert te prends de court. te prends aux tripes. pas de la manière la plus significative, mais tu sais que ça va revenir te hanter. que ces aveux reviendront se planter dans ta tête plus tard. il fait froid. il fait noir, et pourtant rien ne te pousse à revenir en arrière dans cette pièce si chauffée. elle est là. volage, comme tout le temps, décidant elle même ce qui ce fera dans le prochain instant. Swann, dans sa plus belle splendeur. intouchable, inatteignable. depuis des mois c'est comme ça et pourtant ce soir dans ces phrases exprimée, t'arrives plus trop à savoir. elle parle, encore et encore. comme si elle ne pouvait arrêter. comme si ses mots avaient finalement besoin de sortir, que même contre sa volonté elle ne pouvait les retenir. t'es là, c'est comme ça. t'es pas bien certain que tu sois le déclencheur de tout cela. mais peut importe, elle a ce pouvoir étrange d'effacer les réalités. elle en a le pouvoir la douce gamine si paumée. Ma mère n'était pas à la hauteur non plus, alors tu sais pas vraiment si elle te parle à toi ou à elle même. dehors il fait froid, et la neige qui tombe commence à mouiller ton simple tee-shirt. t'étais juste sortit pour une clope, pour souffler, pour te calmer... mais ça n'a plus d'importance. tu sais pas bien depuis combien de temps tu es là, avec elle. c'est pas comme s'ils manquaient de bras à l'intérieur. C'est pour ça qu'elle m'a ordonné de partir lorsque j'étais au fond du trou ? voix trop dure, tu l'observes sans rien dire. tu sais plus vraiment quoi faire face à elle, la laisser tout balancer, tout sortir, extérioriser. tu sais pas, t'as jamais vraiment su comment réagir avec les autres. c'est bien pour ça qu'encore aujourd’hui tu es seul. tu sais pas bien gérer les autres, tu sais pas parler Ben. et quand la Swann s'éloigne tu retiens un mouvement pour la retenir. bien trop libre. elle s'en va s'asseoir, imposant une distance toujours aussi impressionnante entre vous. t'aimerais la franchir, mais t'ignore même si elle te laisserait ce droit là.  Elle m'a mis à la porte. Il y a huit mois. Elle a juste… Elle a juste décidé que j'étais un poids dans sa vie. Qu'il fallait que je m'éloigne, le temps de reprendre mes esprits. Pour que je ne l'entraîne pas avec moi dans ma chute. tu fronces un sourcils, ta clope se consume entre tes doigts avant que tu finisses par y penser à nouveau tu la portes à tes lèvres, terminant le mégot avant de le jeter. tu avances sans arriver à sa hauteur. et tu commences à te dire qu'à vouloir la protéger de ce monde, de Johnny, t'as peut-être pas capté que peut-être que Sierra elle devrait surtout être protégée d'elle-même. de ses démons. de son passé et ses pensées.  Elle a eu raison, je pense. C'est beaucoup mieux comme ça. elle semble si détachée, comme si elle essayait de se persuadé que ce n'est rien. rien d'important, que ça ne la ronge pas comme ses dents qui s'attaquent à son ongle. tu restes silencieux un long moment. t'ignores beaucoup trop ce qu'elle attend de toi. peut-être rien... et tu l'es ? c'est peut-être brutale cette question. trop sincère, Ben tu oublies parfois beaucoup trop de te taire. tu l'es, ce genre de personne qui fait sombrer les autres avec soi ? contre leur volonté ? peut-on vraiment reprocher ce genre de chose à quelqu'un qui semble totalement incapable de manipuler, déformer et ravager ? t'ignores tous d'elle, et pourtant c'est vrai qu'elle semble bien en position de te faire sombrer. dans ses problèmes, dans le problème qu'est Johnny... et pourtant t'es pas certain de pouvoir la tenir pour responsable. toi l'mec incapable de te contrôler, de te pas mêler de ce qui te regarde pas, de te foutre de tout. tu viens finalement face à elle, descendant accroupit face à son visage. peut-être que ni elle ni toi étai responsable... peut-être qu'à deux vous n'étiez juste pas compatible tu ne veux pas juger sa mère, ni elle. tu n'es personne, tu n'es pas qualifier pour cela. et toi même tu as su reconnaître qu'il valait mieux fuir ta famille car ni eux, ni toi n'était fait pour continuer à vivre comme ça. ils n'étaient pas responsable, et encore aujourd'hui tu essayes chaque jour de te convaincre, que toi non plus , tu n'y étais pour rien. tu vas finir par attraper froid dehors... il est où Johnny ?
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MessageSujet: Re: hidden things ○ sierra   Mer 10 Mai - 20:57

C'est une chute sans fin, qu'elle ne contrôle plus. Happée par le trou béant de ses blessures, les mots font mal plus qu'ils ne soulagent, mais elle est restée trop longtemps au bord du précipice, à s'accrocher à cette force qu'elle a naïvement cru réelle. Elle n'a jamais été forte, Sierra. Juste douée avec le mensonge. La voix de Ben perce la nuit, brutale, honnête, elle a le cœur qui manque un battement, l'envie de lui hurler sa rage au visage, parce que la vérité fait mal. Oui, elle l'est. C'est elle, le dénominateur commun de chacun des abandons. C'est elle, qui n'a pas su garder Ed en vie. C'est elle que sa mère a jeté dehors. Elle serre violemment les mâchoires, le regard fixé sur un point, dans le vide, elle est immobile. Elle ne pleure pas, Sierra, elle ne pleure jamais, pas quand on risque de la voir, mais les larmes menacent, lui file des frissons tant elle se bat pour les retenir. Elle reste silencieuse, un moment, une éternité, les mots résonnent dans son crâne. - Peut-être bien, souffle-t-elle dans un murmure. Et elle a peur qu'il s'enfuit, Ben, qu'il prenne peur, qu'il refuse qu'elle l'entraîne aussi dans sa misère. Peut-être qu'il aurait raison. Il n'est pas trop tard. Elle serre les paupières, respire, lentement, attendant le bruit des pas qui s'éloignent, attendant l'abandon. Et il ne vient pas. L'ombre de Ben plane au dessus de sa silhouette recroquevillée, et elle le sent qui s'approche, ouvre les yeux alors qu'il s'accroupit face à elle. Son regard percute le sien. Pas de peur, pas de jugement, pas de mensonge. Elle bat des cils, laissant tomber sa main sur son propre genou. - Je sais pas, Ben. Je le saurais jamais. Ça n'est pas une plainte, mais une simple affirmation. Elle ne reverrait jamais sa mère. Parce qu'elle n'est plus, à ses yeux, qu'un souvenir trop vif qui lui bouffe le cœur. Le lien entre une mère et son enfant devrait être indestructible. Elle y croyait, Sierra. Mais elle ne ressent plus rien pour celle qui l'a mise au monde, qu'un chagrin trop grand pour la petite fille qu'elle est restée. Elle n'a plus de mère. Plus de père. Elle est seule au milieu de la foule, elle crie en silence et personne ne baisse le regard sur la gamine perdue entre les silhouettes sur le trottoir. Elle ne lâche pas le regard de Ben, parce que le noir de ses iris lui donne un peu de répit. Parce qu'au lieu d'être tirée par ses démons, elle plonge d'elle-même dans les secrets qu'il garde. Elle frissonne lorsqu'il mentionne le froid, comme si jusqu'à maintenant, elle n'avait pas remarqué les flocons qui tombaient dans ses cheveux clairs. Elle hausse les épaules. Johnny. - Je sais pas. Je croyais qu'il travaillait. C'est pour ça que je ne suis pas entrée. Je l'ai pas beaucoup vu depuis que… Sa voix se fane dans la nuit. Elle n'a pas besoin d'en dire plus. Ben sait. Elle prend une courte inspiration, avant de reprendre. - Je crois qu'il est en colère, Ben. Contre toi, un peu. Mais surtout contre moi. Elle se penche doucement en avant, pour sentir la chaleur de Ben. Elle ferme les yeux, déglutit avec peine. - J'ai peur qu'il s'en aille. Un murmure, à peine audible, qui se perd dans les bruits de la rue à quelques mètres de là. Elle enserre ses bras autour de ses genoux, comme seul réconfort pour ses chagrins. Il est tout ce qui lui reste. L'amour qu'elle lui porte est bancal, égoïste, naïf, menteur. Mais c'est à lui qu'elle se raccroche, jour après jour. Parce qu'elle est fatiguée d'être seule, parce qu'il lui offre un toit, une présence. Elle n'est rien si elle n'est plus sienne.
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MessageSujet: Re: hidden things ○ sierra   Sam 27 Mai - 15:08


tu ne sais pas d'où viennent ses confessions, tu ne sais pas si t'es le seul à y avoir le droit où si c'est juste... comme ça. c'est Sierra, tu es toujours du mal à mettre des mots sur sa personne. sur son comportement. tu n'as pas chercher à parler, et à force d'attendre que ce mystère autour d'elle s'estompe, tu finis par voir un morceau de sa personne. c'est déstabilisant. de voir cette fille qui semble si intouchable, être aussi torturée par son passé. tu la fixes un moment observant ses yeux qui semblent si perdus. et ça renforce encore que trop fortement ton envie d'être là à la protéger. c'est stupide, elle est assez grande, et elle a Johnny. mais t'arrives pas à le stopper ce sentiment qui continue de t'accrocher les tripes à chaque fois que tu la vois. Je sais pas, Ben. Je le saurais jamais. elle garde ses yeux fixés sur les tiens et ça te trouble autant que cela te plaît. elle qui se confie d'une manière si étrange, et seule la nuit et le froid seront témoins de cela pour ce soir. ça te plait. je suis persuadé que tu ne l'es pas Swann. tu sais qu'elle te t'écoutera sans doute pas, et tu fais pas attention à ce détail. tu préfères ne pas creuser plus profond, tu ne veux ni l'embêter, ni la faire fuir. alors quand elle frissonne tu regrettes de n'être vêtu que d'un tee-shirt et donc ne pas avoir de quoi la réchauffer. tu sais que t'aurais mieux fait de pas mentionner Johnny, mais malheureusement c'est un point assez important dans cette histoire. c'est surtout ce qui t'a valut un sale œil pour une semaine. avant de le faire oublier par une arcade bien plus abimée depuis ton dernier combat.

Je sais pas. Je croyais qu'il travaillait. C'est pour ça que je ne suis pas entrée. Je l'ai pas beaucoup vu depuis que…
non ce soir pas de Johnny, pas de collègue froid et avec qui le regard échangé sont sanglant. pas de soirée où tu vas devoir l'observer draguer des nanas stupides et boire comme s'il était client ici. pas de soirée à t'énerver mentalement. un soir de repos total au final quand le gars il est en congé. elle ne termine pas sa phrase mais tu la connais la suite, la suite tu étais aux premières loges pour t'en souvenir. Je crois qu'il est en colère, Ben. Contre toi, un peu. Mais surtout contre moi. c'est pas une surprise ça. elle se penche un peu plus vers toi et tu restes silencieux incapable de vraiment répliquer quelque chose sur l'instant. elle a ce don de te faire vaguement perdre tes pensées. la parole n'est déjà pas bien présente dans ton quotidien alors là...  J'ai peur qu'il s'en aille. tu l'observes la jeune femme qui semble totalement perdue et paniquée à l'idée qu'il se tire. ça t'énerve de voir ce genre de chose, de la voir là à s'inquiéter d'un mec qui pourtant passe ses soirées ailleurs et ses journées à l'ignorer. tu serres un peu les dents en l'observant. il est toujours en colère Swann, dès que quelque chose ne vas pas dans son sens il s'énerve. tu passes lentement tes doigts sur son bras rejoignant sa main alors que tu la tires légèrement. tu veux venir à l'intérieur ? viens prendre un verre... oublies donc Johnny pour une soirée.. tu finis par proposer en la fixant. parce que ouais tu ne te mens pas à toi même, tu voudrais bien qu'elle le laisse un moment de côté ce gars, qu'elle le fuit, qu'elle comprenne. s'il faut tu veux bien être là pour l'aider, mais avec lui, elle ne t'en laisses pas le droit. tu regardes la porte de service du bar te relevant sans lâcher sa main attendant qu'elle te suive. où te mâche, avec elle tu sais pas trop. son indépendance te surprend, te laisses souvent assez perplexe et juste observateur.
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MessageSujet: Re: hidden things ○ sierra   Sam 17 Juin - 21:54

Elle s'est bercée de désillusions depuis trop longtemps, Sierra. Ses espoirs s'amenuisent à mesure qu'elle grandit et se rend compte. La réalité est trop froide, trop dure. On l'a jetée aux loups dès qu'elle n'allait plus dans le paysage. Sans cœur, sans crainte. Et tout s'est incrusté dans chaque parcelle de sa peau, ses os, ses organes, la solitude lui pèse sur le cœur mais pire, elle lui colle à la peau. Un manteau qui, au fil du temps, est devenu chaud et réconfortant, lorsqu'elle est froide et distante. Pourtant, elle dépose les armes, juste un instant. Elle fait confiance à Ben. Il y a quelque chose, qui l'empêche de fuir et l'aide à s'ouvrir. Elle se mord violemment la lèvre inférieure. Ne pleure pas. Surtout ne pleure pas. Elle est déjà trop fragile, dans les yeux de Ben. Et elle déteste qu'il puisse la briser en un souffle. Johnny est toujours en colère. Mais elle l'est aussi, Sierra. La rage qui l'habite est vive et menaçante. C'est peut-être pour ça, que Johnny l'a laissée entrer dans sa vie. Parce qu'ils sont en colère, ensemble. Différemment, mais ensemble. Ses doigts sur son bras la font frissonner, au point que ça en est douloureux. Elle le fixe un instant, silencieuse. Elle a passé un moment devant la porte, hésitant à entrer, avant de s'éclipser dans la ruelle. Elle ne bouge pas, laissant son bras se tendre alors que Ben se relève. La petite voix de Sierra s'élève dans la noirceur de la ruelle. - Je peux pas l'oublier, Ben. Tu comprends pas. S'il s'en va, je suis plus rien. Elle baisse les yeux, les épaules courbées. C'est difficile, de le dire. Mais c'est la réalité. Sans lui, elle n'aurait rien. Elle n'a pas envie de boire, ce soir. Elle n'a pas envie des silhouettes qui s'échauffent autour d'elle. Elle a envie du confort d'un chez-soi. Elle se relève, ses doigts fins perdus dans la main immense de Ben. Elle la serre doucement, relevant ses yeux verts vers sont visage. - Ben ?, demande-t-elle dans un souffle. Elle lève le bras pour laisser glisser ses doigts sur ses plaies. - Il est arrivé quoi, à ton visage ? Et dans un murmure, elle ajoute: - C'est Johnny ? C'est ma faute ? Elle déteste qu'il se soit battu avec lui. Elle déteste qu'il se soit blessé pour elle. Elle pince les lèvres, abaisse son bras. Elle a froid, mais elle n'est pas sûre de vouloir rentrer. Elle a peur de croiser Johnny, peur de ne pas le voir. Elle le fuit, et pourtant, l'imaginer ailleurs en d'autre compagnie lui fait mal. Terriblement mal. Elle esquisse un geste pour retirer sa main de celle de Ben, s'arrête finalement. Rompre le contact semble trop dur. Elle porte sa main libre à ses yeux, qu'elle frotte doucement, avant de faire glisser ses doigts dans ses cheveux. - Tu devrais retourner travailler. Je veux pas t'embêter. Elle sait qu'il va la contredire. Qu'il insistera pour qu'elle reste. Elle l'espère, au fond. Parce que Ben, il est la seule petite lumière, faible mais constante, qu'elle aperçoit dans l'obscurité qui l'étouffe jour après jour.
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