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 Saw your face, Heard your name, Gotta get with you || Dallon

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MessageSujet: Saw your face, Heard your name, Gotta get with you || Dallon   Lun 10 Avr - 22:07



"Saw your face, Heard your name, Gotta get with you"

L'amour est resté, comme une grande image survit seule au réveil dans un son effacé - Lamartine



La mousse avait pris d’assaut le parquet de la chambre toute entière et Joan ne se souvenait plus vraiment de la raison pour laquelle elle s’était lancée dans une entreprise pareille. C’est en frottant qu’elle retrouva la mémoire. Elle voulait tout effacer, faire table rase, en décapant du sol au plafond cette immense chambre pleine de breloques. Elle l’avait partagée avec Sateen et Kennedi à l’époque. Puis Sateen était partie et il n’y avait plus eu que Kennedi. Depuis qu’elle était revenue, elle avait la « chance » d’avoir sa propre chambre, un luxe dans cette maison invivable. Elle avait enlevé ses posters de Kurt Cobain et les cartes postales de ses amies qui recouvraient son mur. La brune enviait quelquefois ses sœurs qui avaient pu construire toute leur adolescence à New York et s’y créer des souvenirs. Elle n’avait pas ressenti le besoin de se créer un nouveau cercle d’ami en rentrant, étouffée par la rancœur et la colère. Si certaine qu’elle avait raison, tout le temps, de ne laisser personne l’approcher. Pour se protéger, éviter d’être à nouveau déçue et plus que tout éviter de décevoir. Ne pas s’attacher c’était aussi se protéger. De tout sentiment qui pouvait lui faire oublier la peine et la souffrance, les seules émotions brûlantes légitimes à ses yeux. Parce que souffrir c’était vivre. La peine et la destruction étaient témoins de son vivant et du tumulte de son esprit. La joie bien qu’éphémère apaisait tout cela de temps en temps et elle la laissait l’envahir quelquesfois. Mais à quoi bon ? Comme d’habitude, rien n’était fait pour durer dans son monde privé d’illusions. Assez solitaire, Joan n’avait pas rencontré grand monde depuis son retour. Elle avait rencontré quelques collègues au bar, mais au final elle n’avait que Salim et Sierra. Et Dallon. Dallon. Joan arrêta de frotter son plancher tout à coup et se releva tant bien que mal pour examiner l’heure sur son radio-réveil. Il était dix-huit heure. Elle poussa un soupir de soulagement mais constata qu’elle n’aurait pas le temps de finir son ménage. Elle rinça le savon au sol aussi bien et aussi vite qu’elle le pu avant de se diriger en trombe vers la salle de bain. Dallon l’avait invité à une soirée, une de ces réceptions un peu chic dans son quartier huppé. Elle allait passer pour la cendrillon du bal et pour bien éviter qu’on ne se moque d’elle, elle avait emprunté une robe à Hales. C’était l’un des avantages d’avoir une cousine avec Waldorf pour nom de famille.

Faute de moyens, elle avait emballé sa robe dans un vieux drap. Pour le glamour, elle pouvait repasser. La robe était signée Reem Acra, une splendeur. Désireuse de ne pas avoir l’air d’une idiote, elle se pomponna du mieux qu’elle pu, soudain satisfaite d’avoir coupé ses cheveux à ras du cou pour le temps qu’elle gagnait. La brune enfila sa robe et alla fouiller dans la vieille armoire de sa sœur pour trouver un manteau qui n’était pas une doudoune jaune fluo. Aussitôt fait, elle attrapa ses affaires et se mit en route. Dans tout bon conte de fée, le prince charmait aurait dû venir la chercher, lui aurait tenu la porte et lui aurait raconté la fois où il avait trouvé sa pantoufle de verre. Mais encore une fois, la réalité était toute autre, Joan appela un taxi et elle se félicita d’avoir au moins prévu de l’argent pour le trajet. La vérité c’était qu’elle bouillonnait d’impatience à l’idée d’aller à cette soirée.  Elle voulait voir Dallon, ne pas avoir eu de contact avec lui de la semaine  la dérangeait. Pourtant, elle se murait dans son silence, encore et toujours, parce que lui avouer qu’il lui avait manqué lui aurait donné du pouvoir. Et ça, elle ne l’accepterait jamais. Si elle avait bien marqué l’adresse sur le post-it qu’elle gardait au creux de la main, elle était arrivée. Joan paya le chauffeur et se dirigea vers la bâtisse, apparemment c’était bel et bien là, vu le nombre de gens bien assortis. Elle eu soudain comme un trac qui lui donna l’irrésistible envie de s’en griller une là maintenant. Cependant, elle serra son sac plus fort à la place, elle n’embaumerait pas la robe d’Hales d’une odeur de nicotine. Elle attrapa son portable pour indiquer à Dallon qu’elle était arrivée. La brune jeta quelques coups d’œil furtifs à l’entrée, pourvu que Dallon arrive vite.
 

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guilty pleasures : street fights, instagram, annoy his "family", flirting, singing.
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MessageSujet: Re: Saw your face, Heard your name, Gotta get with you || Dallon   Mar 11 Avr - 20:21



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Il te faut un rencard, tu as, du moins en quelques sortes, une petite amie, tout semble s'assembler parfaitement. Cela t'évitera d'appeler un certain rockeur à la rescousse lorsque tu t'ennuieras ferme au milieu d'autres personnes riches pour lesquelles ton intérêt n'est que minime. Extrêmement minime. Contrairement à celui que tous te portent encore, une année après ton entrée remarquée dans ce monde où tu n'as rien à faire. C'est du moins ce que tu te dis, au sujet de Joan: elle est utile pour ce soir. C'est bien plus simple que d'avouer que tu as véritablement envie de la voir, et que cette soirée à laquelle tu dois soit-disant être accompagné n'est qu'une excuse. Au fond, sa présence fera office d'officialisation de votre relation, et ce bien que vous ne soyez ni l'un ni l'autre très sûr de ce que vous êtes. Un couple, sans doute. Vaguement atypique, à n'en pas douter. Tu l'apprécies, un peu plus chaque jour, et tu t'es entraîné dans une relation plutôt que de faire la même choses qu'avec toutes les autres. Au delà de cela, vous n'avez pas de sentiments l'un pour l'autre et tu feras tout pour que rien ne change. Il s'agit d'une relation libre, principe étrange tu n'as pas manqué de le remarquer, mais ça semble fonctionner pour vous deux. Cela ne fera qu'ajouter aux rumeurs dès qu'elle aura été photographiée en ta compagnie. Après avoir mis les choses en place et obtenu la réponse de Joan, tu te désintéresses de cette soirée jusqu'à ce qu'il soit temps pour toi d'enfiler ton costume.

La journée se déroule sans accroc, puisque tu demeures chez toi jusqu'à l'appel inattendu de ton géniteur. Plongé dans un classique de la littérature anglaise, tu ne réponds que la seconde fois où Caffeine Cold de Fall Out Boy résonne. Un soupir informe Dallon Graham que tu a décroché, et celui-ci se contente de te donner une heure et un lieu avant de raccrocher. Un SMS aurait donc suffit, le côté dramatique c'est tout lui. Vous vous retrouvez dans un restaurant, histoire que le meeting ait l'air tout ce qu'il y a de plus officiel dans le cas où vous seriez photographiés. Ce qui ne manquera pas d'arriver. Tu rechignes même à lui serrer la main, mais endosses le rôle pour la durée de votre entretien. Ce n'est qu'en sortant du restaurant que tu réalises qu'il est trop tard que pour faire envoyer à Joan la robe que tu lui as faite trouver, ou même envisager de passer la chercher. Tant pis, tu passeras pour le mauvais rencard, ce ne serait pas la première fois. Tu prends cependant la peine de la prévenir par texto qu'il vous faudra vous retrouver là-bas, et rentres te changer. Tu te sens presque comme Bruce Wayne, avec une stupide double vie, seulement bien moins excitante que si elle incluait un costume de chauve-souris. Tu as au moins les combats, même s'ils n'ont rien avoir avec une quelconque justice. Les cheveux rapidement peignés, un costume gris surmontant ta chemise blanche et une cravate sombre qui, à peine enfilée, te dérange déjà, et te voilà prêt. Tu es à deux minutes des lieux lorsque ton téléphone vibre à nouveau, tu ne réponds donc pas à la jeune femme, te faufilant bientôt auprès d'elle. « Bonsoir Joan », souris-tu en approchant, l'une de tes mains trouvant sa taille tandis que tu te penches pour embrasser sa joue, incapable de savoir si tu aurais mieux fait de l'embrasser. « Tu es... vraiment très jolie. » Euphémisme, mais tu n'as jamais été doué pour cette partie-là. Tu as autant de mal à faire des compliments qu'à en recevoir, soucieux de ne pas paraître ridiculement ringard. « Navré de n'avoir pris aucune disposition pour toi, les choses se sont un peu enchaînées. Enfin, je vois que tu t'en es très bien sortie. Je me rattraperais », termines-tu, sur un clin d'oeil, avant de lui tendre ton bras. Tu n'as pas cessé de sourire. « On y va ? »

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MessageSujet: Re: Saw your face, Heard your name, Gotta get with you || Dallon   Mer 12 Avr - 21:30



"Saw your face, Heard your name, Gotta get with you"

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Joan était le genre de fille à l’humeur vengeresse. Elle manquait des rendez-vous intentionnellement pour se faire remarquer, ou respecter. Elle les faisait poireauter des heures, dans le froid, sous la pluie pour ne pas venir et les laisser planté là. Un sourire aux lèvres, elle se disait que comme cela personne ne la considérait acquise. Elle disait non quand le garçon du moment lui demandait si elle l’aimait. Elle refusait les affaires laissées chez elle. Malheur à celui qui avait le malheur d’oublier une brosse à dent. Elle finissait par la fenêtre. Comme pour dire que personne ne la possédait, ni ne la posséderait. Elle poussait à bout, testait les limites. Se moquait de la colère qu’elle provoquait en laissant tomber des «  ça m’étonne pas de toi » rageants. Seule victoire qu’elle leur accordait était son sourire et ses courtes marques d’affection. Alors, depuis que Dallon était là, elle avait du mal, pas vraiment certaine qu’il mérite qu’elle se laisse aller de la sorte. Elle essayait de le négliger du mieux qu’elle le pouvait, sans pourtant s’empêcher de s’afficher ouvertement avec lui. Quelques fois, elle regrettait de se faire attendrir. Cela expliquait de brusques changements d’humeur, le fait qu’elle ne lui avait pas parlé pendant une semaine entière puis qu’elle avait décidé de répondre niaisement à ses mignonneries  sur les réseaux sociaux. Le voilà qui arrivait. Joan se mit à sourire, consciente qu’elle n’aurait pas supporté de rester seule sur le trottoir une seule minute de plus. Elle lui tendit ses lèvres mais c’est sa joue qu’il vint embrasser. Joan cacha tant bien que mal qu’elle était gênée. « T’es pas mal non plus dans ton genre. », se contenta-t-elle de dire sur un ton moqueur. Comme une lâche elle préférait ne pas se soumettre, sans montrer qu’elle s’était attendue à un baiser. D’un côté, un baiser sur la joue était un signe de respect évident même s’il représentait peut-être une retenue. Une supplémentaire.

Dallon était comme il était mais s’il y avait bien quelque chose que Joan aurait défendu corps et âme c’était sa bienveillance. Bienveillant restait le mot le plus juste qu’elle avait trouvé pour le qualifier. Lui, le maladroit des sentiments comme elle. « On verra pour ça, ne t’en fais pas. », répondit-elle quand elle l’entendit s’excuser. Ne pas lui promettre qu’il pourrait se rattraper à l’avenir et ne pas impliquer non plus qu’il aurait dû s’occuper d’elle. S’il l’avait fait, elle l’aurait mal prit et elle savait qu’il savait. Elle ne peut s’empêcher pourtant de lui sourire à nouveau répondant à son offre en enroulant son bras autour du sien. Un léger stress lui envahit l’esprit en entrant dans l’endroit. On la dévisageait, du moins c’était ce qu’elle pensait. Elle serra un peu plus le bras de Dallon, beaucoup trop étrangère à tout cela pour se détendre. « Tu n’as pas intérêt à m’abandonner ici. », lui chuchota-t-elle le sourire toujours figé. A nouveau comme Cendrillon au bal, elle devait passer pour l’étrangère de service. Mais cette fois-ci elle ne pensait pas susciter de regards d’admiration comme si sa robe criait qu’elle lui avait été prêtée. Un peu coincée, elle devenait de plus en plus tendue, « J’espère qu’on va quand même pouvoir boire quelque chose, sinon on va s’ennuyer. », glissa-t-elle un peu pour elle-même. Au moins, cela aurait pour bénéfice de la détendre un peu. Un flash la surpris un peu. Mais, elle restait droite, bien comme il le fallait, certaine qu’elle n’était pas prête à lâcher Dallon de sitôt. « Pour qui doit-on être beau ce soir, donc ? », lui demanda-t-elle enfin, en levant un sourcil. Elle savait qu’il voulait la montrer. Pour quoi ? Pour qui ? Elle était assez curieuse de le savoir. En dépit de tout, c’était un effort qu’elle était prête à faire pour lui, s’il s’agissait vraiment d’un effort.

 

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MessageSujet: Re: Saw your face, Heard your name, Gotta get with you || Dallon   Jeu 20 Avr - 20:07



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Tu ne sais jamais comment te comporter avec Joan, sachant que vous n'êtes ni l'un ni l'autre très emballé à l'idée d'être avec quelqu'un. Vous vous fréquentez, tous les deux, disons cela comme ça, mais vous ne vous appartenez pas. Concept sans doute assez jeune, bien loin des traditions auxquelles tu as pourtant été initié. Cela ne te plait pas, de dépendre de quelqu'un d'autre. D'attendre impatiemment un sourire ou un regard, et de souffrir en ne les voyant pas arriver. Tu ne veux pas avoir mal, être déchiré, blessé, abandonné. Tu tiens à ton indépendance, non pas car tu te revendiques indomptable ou une connerie du genre, mais parce que tu as peur. Tu ne veux dépendre de personne, du moins pas sur le plan émotionnel, car l'argent de ton géniteur ne te gêne pas le moins du monde. Tu apprécies ton petit chantage, ravi de le faire angoisser, ce qu'il vous a fait à ta mère et toi demeurant impardonnable à tes yeux. Pourtant, tu laisses Joan te manquer. Tu n'as pas coupé les ponts instantanément après avoir pris conscience du fait qu'elle te devenait indispensable, bien que tu y aies songé. Tu préfères penser que c'est normal, à force de vous côtoyer, de vous découvrir, mais rien n'est encore alarmant. Enfin, tu crois. Ou peut-être l'espères-tu. Tu te dis que vous êtes tout à fait comme des amis, et que comme dans toute bonne amitié tu aimes la voir, et n'apprécies pas en être trop longtemps séparé. C'est pourquoi tu as détesté qu'elle t'ignore une semaine durant, mais tu n'as que peu insisté afin de ne pas paraître collant. Tu n'es pas collant, ni niais, et si tu le devenais ce serait une véritable catastrophe.

Tes pensées s'évaporent lorsque tu rejoins Joan sur place, ton regard se perdant dans les détails de sa robe, et tes lèvres s'étirant d'un sourire plus large. « Je te remercie, j'ai fait de mon mieux », répliques-tu, amusé. Il faut dire qu'une fois que l'on a les moyens, être sur son trente et un et paraître beau n'est plus très compliqué, mais il faut avouer qu'à la base tu as un physique plutôt avantageux -probablement car tu tiens de ta mère et non de ton lâche de père. Tu te répands en excuses auprès de ta cavalière, tout en n'omettant pas de remarquer qu'elle n'a pas eu besoin de ton aide. Elle est magnifique, et si la pudeur t'empêche de prononcer ces mots, ils sont lisibles dans tes yeux brillants, que tu le veuilles ou non.« Je me rattraperais », répètes-tu tout en esquissant un léger sourire, ne lui laissant pas le choix. Tu sais ce qui se passe sous son crâne, elle n'a pas l'intention de te laisser penser que tu auras ta chance de réparer tes torts, qu'il y aura une prochaine fois -tu fais ça aussi. Tendant le bras à la jeune femme pour l'inviter à t'accompagner à l'intérieur, tu entreprends de l'y guider. Tu as conscience de la nouveauté que représente ce genre de soirée pour elle, il faut dire qu'il y a un an de cela tu étais tout aussi étranger à ce monde qu'elle. Tout aussi perdu, et angoissé. Une phrase glissée à ton oreille confirme ta pensée, et t'arrache une sourire. « Promis. Bien que je m'interroge sur ce que tu pourrais me faire si j'osais trahir cette promesse... » Vous vous arrêtez auprès d'autre couples, pour la plupart en grande discussion, car tu sais qu'ils ne vous inclurons pas de sitôt dans la conversation, ce qui te laisse un peu de temps pour Joan. Sa remarque te fait doucement rire, c'est presque enfantin, et ça a quelque chose d'adorable. « On va pouvoir boire et manger, à vrai dire c'est mon activité préférée ici. Seulement il faudra le faire en écoutant parler les gens et en prétendant s'intéresser à ce qu'ils racontent. D'ailleurs, je compte sur toi pour me pincer si tu vois que je décroche. » Tu lui adresses un clin d'oeil, et alors que tu t'apprêtes à te détourner afin de balayer la salle du regard, un flash d'appareil photo vous prend par surprise, te tirant un sourire. Encore un. « Et voilà, demain tu seras officiellement la mystérieuse compagne de Dallon Huxley. » Tu t'en amuses, et tu espères qu'elle n'en sera pas dérangée. Tu es pour ta part préoccupé par autre chose, comme à chaque fois que ces événements requièrent ta présence: les crises. Ce ne serait pas la première fois que ton épilepsie fait surface devant une foule composée de ce genre de personnages, mais c'est toujours aussi déplaisant. Ton regard se reporte sur Joan lorsque sa voix s'élève à nouveau.« Pour moi ce n'est pas suffisant ? », fais-tu, l'air faussement déçu. « C'est un gala de charité, organisé en partie par la police, et comme je connais pas mal de flics de New York j'étais plutôt attendu. »

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MessageSujet: Re: Saw your face, Heard your name, Gotta get with you || Dallon   Lun 1 Mai - 15:04



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Vouloir juste de l’attention. Ou simplement attendre qu’on la remarque. Pourquoi se faire remarquer pour du vent ? Elle savait que si elle avait fait un tel effort, c’était pour plaire aux autres et à Dallon. Elle ne calculait plus le nombre de fois où on l’avait accusé d’avoir joué avec les sentiments. Elle ne se félicitait pas de briser des cœurs, elle avait toujours été honnête depuis le début. Les gens changeaient pendant une relation. Ils promettaient de comprendre ce qui la motivait dans le fait de ne pas vouloir s’attacher, au début, puis lui crachaient à la figure qu’ils la détestaient d’avoir blessé leur émoi en fin de compte. Dallon ne semblait pas partir dans cette direction et elle en était soulagée. Cependant, elle craignait de plus en plus de devenir celle qui souffrirait le plus à la fin. Elle prenait peur dès qu’on commençait à se montrer trop galant, trop gentil, trop attaché. Alors, l’étau se resserrait autour de sa gorge sans qu’elle ne puisse plus respirer. Elle offrit un léger clin d’œil à Dallon en guise de réponse quand il lui déclara qu’il s’interrogeait sur son sort s’il osait l’abandonner. Les cotillons, les jolies robes et les beaux costumes. Se sentir fabuleuse amusait Joan, elle la petite fille de Brooklyn, trop agaçante pour être élevée dans sa propre famille. Au bras de Dallon elle se sentait importante, on lui disait bonjour d’un signe de tête. Etait-elle assez belle pour être ici ? Ou du moins avait-elle assez l’air d’appartenir à ce monde-là ? Elle se mit à rire à la remarque du brun quand un flash d’appareil photo l’aveugla un instant. Son sourire s’effaça un peu. « Alors, ça sera mon nom maintenant, la mystérieuse compagne de Dallon Huxley ? », plaisanta-t-elle. Elle ne s’empêcha pas d’être un peu sarcastique. Elle se disait seulement que beaucoup de filles devaient porter ce même nom dans la presse et cela ne l’enchantait pas forcément.

Une pointe de jalousie ? Peut-être. Dans tous les cas, elle en gardait un goût amer en bouche. Elle lui pinça le bras, « Comme ça, ça ira ? », demanda-t-elle en riant. En réalité, elle avait un peu peur de tout ça et elle ne pouvait pas arrêter de se dire que l’inviter à une soirée de ce genre donnait un léger goût d’officialisation. Alors, son estomac la torturait. Elle regarda aux alentours à la recherche d’un quelconque alcool, peu importe si elle n’avait pas encore vingt et un ans. Personne ne la réprimanderait ici. « Si, ça suffit. » Elle le gratifia d’un baiser sur la joue. Encore un peu frustrée du fait qu’il ne l’ait pas embrassé tout à l’heure. Et puis quand bien même, c’était bien comme ça. Elle regarda encore un peu autour d’elle, avant qu’on le monopolise et qu’il oublie sa présence pour de bon. « Je me demande juste… » Elle marqua une pause pour attendre que les personnes à côté d’eux s’éloignent. Elle le regarda dans les yeux. « Je me demande pourquoi tu m’as invité. » Elle ne voulait pas paraître faible mais elle continuait de se poser trop de questions et elle détestait garder ça pour elle. « Enfin, ne te tracasses pas pour ça, je suis juste contente de pouvoir manger et boire à l’œil. », se rattrapa-t-elle pour éviter de passer une fille qui pose des questions existentielles en plein gala de charité. « Je me demande s’il y a du champagne, tu sais, avec la fraise dedans comme dans les films de James Bond. » Décidemment, elle allait passer pour une obsédée de l’alcool mais c’était sa façon, de détourner l’attention. Dans sa tête de gamine, elle se disait qu’en tenant une coupe, elle pourrait paraître un peu plus sophistiquée, voire plus adulte. Quelle idée. Elle remarqua quelques regards insistants sur elle. Mais ils étaient sûrement pour lui. Elle retira son bras et attrapa la main de Dallon, glissant ses doigts dans les siens, pour se donner du courage.

 

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MessageSujet: Re: Saw your face, Heard your name, Gotta get with you || Dallon   Mer 21 Juin - 15:18



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Tu penches légèrement la tête à la remarque de Joan, empreinte de sarcasme, peut-être même de jalousie. Tu t'en moquerais bien, mais tu n'es pas beaucoup mieux qu'elle à ce niveau-là, plus depuis quelques semaines. Votre arrangement tient toujours, mais tu ne sais si tu pourrais encore la voir avec quelqu'un d'autre. Possessivité, préfères-tu te dire. Mais, tant que ce que tu ne vois pas ne peut te faire de mal, tu ne t'inquiètes pas. Tourné vers ta cavalière, tu replaces l'une de ses mèches derrière son oreille. « C'est loin d'être tout ce que tu es. Mais, pour une fois, la rumeur sera vraie. » Votre relation n'est pas exactement ce qu'il y a de plus orthodoxe, mais elle est déjà plus sérieuse que la plupart de celles que l'on t'a attribuées depuis le début de ta célébrité. La plus stupide est évidemment celle que l'on t'a prêtée avec Mathilde, qui n'est autre que ta demi-soeur. Un secret bien gardé, ce dont tu te félicites. Vous avez tous deux atteint la célébrité, et toujours vous parvenez à conserver cet aspect de votre vie secret. Votre famille ne doit pas être impliquée, principalement car tu vis dans une foule de mensonges. Joan te pince le bras et tu reviens à la réalité, surpris. Tu ris doucement en baissant les yeux sur elle. « Ce sera parfait. » Tu lèves les yeux au ciel, secouant la tête, mais un sourire amusé n'a pas quitté tes lèvres. Tu n'aimerais pas être ici avec quelqu'un d'autre, Joan est celle qui te fait rire et te distrait. Elle est celle de tes connaissances qui s'éloigne le plus de ce monde, et voilà que tu l'y introduis. Collision des mondes, c'est amusant à observer. Et puis, elle est adorable, aussi perdue que toi lors de ton premier gala. Toujours cramponnée à ton bras, comme si le lâcher signifiait se retrouver seule au milieu des requins.

Ses lèvres se posent sur ta joue et tu te surprends à ressentir une pointe de déception. Elle ne fait cependant que t'imiter, et tu te demandes si ce n'est pas presque un rappel de ton faux pas. Une hésitation qui n'a sans doute plus lieu d'être, mais tu n'as pas l'habitude. Ton attention, déviée sur les personnes présentes, se repose sur elle alors qu'elle ne termine pas la phrase commencée. A nouveau, tu inclines la tête, l'ébauche d'un sourire se dessinant déjà sur tes lèvres. Pourquoi l'as-tu invitée ? Bonne question, à vrai dire. Tu fais mine de ne pas en être perturbé. « Non, tu as raison de demander. » Tu ris brièvement. « Disons que c'était bon pour nous deux, tu peux manger à l’œil, et j'avais besoin de compagnie. Ne le prends pas mal, j'avais aussi vraiment envie de te voir. Et puis que tu t'habilles en princesse. » Tu aurais préféré pouvoir dire qu'il ne s'agissait que du côté pratique de la chose, mais non seulement ç'aurait été un mensonge, mais tu te serais surement pris un regard noir. Ou une gifle. Tu ne peux t'empêcher de rire à nouveau à l'évocation de coupe de champagne à la James Bond. Jamais tu n'aurais cru être un jour guide de soirée mondaine. Tu n'y aspirais pas beaucoup, il faut dire, mais la vengeance a un prix et il n'est pour toi pas bien élevé. « Il y en a, pour moi. Tu n'as pas l'âge, que je sache, Riley. » Tu lui jettes un regard en coin, avant de sentir sa main glisser dans la tienne. Ton sourire s'efface, et tu cherches son regard. « Ça va aller ? »

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MessageSujet: Re: Saw your face, Heard your name, Gotta get with you || Dallon   Dim 16 Juil - 19:40



"Saw your face, Heard your name, Gotta get with you"

L'amour est resté, comme une grande image survit seule au réveil dans un son effacé - Lamartine



Si elle lui disait qu’elle l’aimait s’enfuirait-il ? Si elle lui disait qu’elle ne voulait pas de lui s’enfuirait-il ? Joan se retrouvait perdue dans les méandres de ses pensées au beau milieu des cotillons et du magnifique. Elle brûlait de savoir ce qu’il se passait dans sa tête. Elle mourrait d’avoir la réponse à toutes ses questions. Elle pensait qu’elle pourrait un jour avoir une discussion avec lui. Cette discussion, la fameuse, qu’ont les couples sérieux. Celle lors de laquelle ils parlent, toute la nuit, de leur vie, de leurs problèmes, de ce qu’ils ont vécu ou non. Des rêves, des espoirs, des utopies. Dans un monde parfait, Joan serait facile à dompter. Elle serait gentille et douce, elle ferait confiance mais pas trop. Agréable à aimer, elle ne ferait aucun scandale, jamais. Pas de crises de larmes, pas de cris déraisonnés, pas de passé étrangement sordide derrière elle. Elle faisait ce qu’elle pouvait pour se reconstruire mais tous les psychiatres de la terre ne pouvaient la soigner. C’était à présent ancré en elle. Au fer rouge. Tellement fort que, de temps en temps, elle avait l’impression d’en saigner. Alors, elle se consumait, elle, pauvre petite fille de Brooklyn qui croyait qu’elle savait déjà tout de la vie et de ses souffrances. Mais pas seulement. « Je ne me sens pas à ma place. », chuhota-t-elle en regardant les autres la dévisager. Pas à sa place dans cet endroit, pas à sa place au bras de Dallon.  Elle était assez orgueilleuse pour savoir ce qu’elle attendait des autres et que ce qu’elle entreprenait était le bon chemin à suivre. Elle, qui n’était même pas majeure, se croyait au-dessus des choses. Flirtait avec des garçons beaucoup trop vieux pour elle. De cette façon, elle touchait du bout des doigts des choses qu’elle ne pourrait jamais garder.

C’était ce qu’il se passait ce soir. Elle, habillée en princesse comme lui rappelait Dallon, ne faisait qu’accentuer le fait qu’au final elle n’était qu’une Cendrillon au milieu de toute cette richesse. Elle tira la langue à la Dallon tandis qu’il la privait de champagne. Habitude de sale gosse. Elle ne se marierait pas au prince à la fin et ne vivrait pas la vie de château. Et elle était certaine de ne pas le vouloir. Ainsi, elle vivrait probablement seul et s’en ferait une vie agréable. Se contenterait dans la satisfaction immédiate et les soirées solitaires. Mais bien au chaud dans le silence qu’elle n’a jamais pu avoir. « Non, je ne pense pas que ça va aller… », elle regarda Dallon, prête à lui dire tout ce qu’elle avait sur le cœur. «… si tu ne me laisse pas boire une gorgée de ce champagne. », se ravisa-t-elle avec un sourire. Il se voulait convaincant mais elle en avait gros sur le cœur et craignait la mascarade. Lui le gentleman qui lui tenait la main. D’une certaine façon, elle ne le cautionnait pas. Mais, comme il le disait bien, autant profiter de la soirée. Elle lâcha alors sa main et attrapa deux coupes sur un plateau et en tendit une à Dallon avant de boire la sienne d’une traite. «Compagne, copine, conquête, call girl, je m’en fiche un peu. », ajouta-t-elle pour se donner de la distance. Quelquefois, elle se trouvait un peu méchante puis, elle se souvenait qu’il n’en avait rien à faire d’elle et de ses états d’âmes. « De quoi faut-il parler ? Je pourrais m’inventer un métier, je ne peux pas dire que je suis serveuse… oh ! Je pourrais être mannequin ? Oh non, je ne suis pas assez grande. Alors, actrice ? C’est bien ça actrice. A Broadway, dans des comédies musicales. » Elle parlait trop vite et finissait déjà sa coupe. Ses yeux se posèrent sur Dallon et elle lui offrit le plus beau des sourires. Puisqu’elle avait bien failli perdre pieds.



 

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