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 into the wild.

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MessageSujet: into the wild.   Lun 1 Mai - 12:55


I was halfway across America, at the dividing line
between the East of my youth and the West of my future.

carlisle, holden
|img@tumblr /quo@jack kerouac|

─ patronyme complet: holden emrys oliver benett carlisle-bergström, bien qu'il se contente de holden carlisle (inutile de se demander dans quel livre sa mère a été pêcher le prénom holden...) ─ âge, date et lieu de naissance: né le 20 mai 1990 dans un hôpital de manhattan, il approche de ses vingt-huit ans. ─ métier, études et situation financière: héritier de l'empire de télécommunications Carlisle Telecoms, il se prépare à prendre la relève d'un père malade, contre l'avis du Board de l'entreprise mère qui ne voient en lui (à juste titre) qu'un petit con sans expérience. Il est pourtant diplômé de la prestigieuse université de Columbia, et a étudié pendant un an et demi à l'université de Berkeley sans valider son cursus (précisément pour rejoindre son père malade). Il est né riche à millions et mourra sûrement de la même façon. ─ statut civil: lancé dans une relation d'apparence censée l'aider à redorer son image, mais il est officieusement libre de passer de femme en femme, tout en gardant le même prénom à la bouche, lola. ─ à new-york depuis: quelques mois. s'il est né et y a grandi, il a vécu une partie de sa vingtaine ici et là. ─ caractère: passionné, amoureux, artiste, imbu de lui-même, indépendant, volage, infidèle mais loyal en amitié, anxieux, supporte mal la pression, rêveur. ─ groupe: outsiders. ─ avatar choisi: max irons.


✯ ✯ ✯

1. » Fils unique, fruit de l'union d'un magnat des affaires ayant prospéré dans les années 90 grâce au développement de l'empire des télécommunications et notamment l'explosion d'Internet, et d'une passionnée d'art à l'origine des plus belles expositions du Metropolitan Museum of Art, Holden a toujours eu tout ce qu'il désirait. Riche à millions, résidant dans un penthouse au sommet d'un hôtel privé de l'Upper East Side, avec vue sur le MET, étudiant dans les écoles privées les plus réputées, il s'est pourtant préservé depuis toujours du cliché absolu du gosse de riche, arrogant, prétentieux, imbu de lui-même, toisant le bas-peuple depuis la baie vitrée. Sa famille a volé en éclat lorsqu'il entrait dans l'âge délicat de l'adolescence. Sa mère, depuis longtemps accroc aux antidépresseurs, souffrant du mal de son siècle (l'abondance de tout), a fini par mettre les voiles, lassée du désintérêt de son mari pour elle, et de ses nombreuses absences – toujours liées à un travail prenant. Laissant fils, époux, travail, elle rentra chez elle à Munich, en Allemagne, son pays natal. Son père, un homme autoritaire, acharné de travail, distant, ne réalisa que bien trop tard le départ de sa femme, et jura dès lors qu'il resterait seul, jusqu'à la fin de sa vie s'il le fallait, plutôt que d'aimer une autre femme qu'Elena. Des deux jeunes amoureux épris, il ne restait plus rien en-dehors de sentiments réels et sincères l'un pour l'autre. Ils continuèrent de communiquer, de temps à autre, pour le bien-être de leur enfant unique, mais ne se virent plus jamais en face à face. Andrew Carlisle choisit de s'impliquer davantage encore dans son travail, l'amenant jusqu'à l'aube sans avoir rien vu de son fils. Holden, quand à lui, a passé des années entre les mains d'une armée de nourrices aimantes, affables et toujours présentes pour lui. Il ne développa jamais le complexe du pauvre riche mal aimé. Aimé, il l'était, et le savait fort bien. Certains possédaient seulement une façon différente de le montrer, et son père faisait partie de cette catégorie. Si Andrew ne le vit jamais vraiment grandir, il sut tout en revanche de son apprentissage de l'anglais, des mathématiques, de l'histoire, de la géographie, et veilla à ce que rien ni personne ne vienne entacher le capital de celui qui, le jour venu, prendrait sa relève.

2. » Holden n'a jamais été à plaindre et il en a parfaitement conscience. Il s'est levé chaque jour pendant des années en sachant qu'il ne manquerait pas d'argent, ni de nourriture, et que le toit au-dessus de sa tête valait des millions de dollars. Il se savait béni des dieux – bien qu'il n'ait rien d'un croyant – chanceux. Et parce qu'il avait conscience qu'il s'agissait véritablement d'une chance, et non d'un dû, Holden s'est préservé des tentations de l'élite. Humilier les autres, les narguer en exhibant les montres à cinq chiffres, et les pulls monogrammés, ne lui paraissait pas indispensable, aussi s'est-il montré discret. Ses pulls n'arboraient pas de logo, sa montre n'était pas en or massif, et si tous valaient une fortune, il n'éprouvait aucun besoin de le faire savoir au reste du monde. Sa simplicité le rendait accessible et l'empêchait d'étouffer, confiné dans un cercle restreint de privilégiés dont l'opulence l'écoeurait. Naturellement, dire qu'il ne connaissait rien de ce monde aurait été pure calomnie. Il a connu les soirées folles dans les penthouses, les nuits débridées arrosées de champagne, le lacrosse. Il faisait simplement fait le choix de ne pas se laisser guider par les chiffres sur son compte en banque, qui lui apportaient seulement la sécurité, et la certitude de ne jamais manquer de rien. Et c'était déjà bien plus que ce que l'on pourrait espérer en l'espace d'une vie.

3. » Tombé par hasard sur On The Road, bible de tout beatnik, quoique trop souvent reprise par des ignorants du mouvement, perdus dans une foule de hipsters en quête d'un monde perdu, à l'âge de 15 ans, il n'a dès lors jamais plus été capable d'apprécier autre chose que les romans de cette époque. Naturellement, si On The Road garde sa préférence, car il fut le premier d'une longue collection, Holden ne s'est pas limité à cette seule lecture. En plus des traditionnels Kerouac, Ginsberg et Burroughs, sa culture beatnik s'étend à des auteurs plus discrets, peut-être moins célèbres mais non moins talentueux, tels Snyder ou Rexroth. Plus confidentiels, certes, mais néanmoins aussi doués que leurs comparses. Holden s'est nourri de ces œuvres jusqu'à en forger ses envies et son chemin futur. Après d'âpres négociations avec son paternel, un compromis est trouvé à l'orée de ses dix-huit ans : deux années de répit. Deux années, pour voyager et découvrir le monde, deux années pour faire les expériences nécessaires à l'apprentissage et la compréhension du monde, deux années pour se forger des souvenirs inoubliables, deux années pour être jeune. Deux années. Pas un jour de plus, pas un jour de moins. Ce congé sabbatique, seulement toléré par Andrew Carlisle, est le rêve d'une vie pour un jeune homme dont l'ambition n'a jamais vraiment été de reprendre l'entreprise de son père. Peu avide de renommée, ou de puissance, Holden se visualisait bien mieux comme un hobbo, parcourant les routes désertes et méconnues des Etats-Unis, à la recherche d'un quelque chose, d'une raison d'être, peut-être. La trouverait-il ? Rien n'était moins sûr, mais c'était là tout le but d'une quête vaine, sans doute un peu frivole. Certain qu'il ne se connaîtrait jamais mieux que seul, c'est ainsi qu'Holden quitta New-York à 18 ans révolus, pour s'embarquer dans le voyage le plus intense de sa jeunesse. Deux années durant, donc, il parcourut les berceaux de cette génération perdue, se rendit à la Nouvelle-Orléans, avant d'entamer une longue traversée des grands espaces pour se rendre vers l'Ouest. Et au milieu de ce voyage spirituel, autant que physique, il fit l'expérience de la vie telle qu'il l'avait toujours rêvée : libérée de tout fardeau, soumise seulement à l'instant présent. Et, parce qu'il s'imaginait lui aussi écrivain en perdition, il s'escrima à retranscrire ses émotions dans de longs paragraphes, souvent sans queue ni tête, dans des pages d'un carnet noircies d'encre. Holden n'a jamais eu la prétention d'être un écrivain, encore moins d'arriver à la cheville de ses figures favorites, mais il eut cependant la prétention d'essayer, et c'était là déjà beaucoup. Ses techniques de cut-ups sont naturellement à parfaire et ne transmettent qu'à moitié l'intensité de ces deux années, mais elles font un bon recueil à lire, pour se remémorer de ce que cela signifiait, d'être libre.

4. » Elle s'appelait Lola. Lola, aux cheveux dorés couleur d'ange, aux yeux noisette dans lesquels Holden se serait volontiers noyé s'il en avait eu la possibilité. Elle lui avait dérobé son cœur d'un seul sourire, alors qu'ils partageaient un joint sur le sol d'une chambre miteuse d'un hôtel plus miteux encore. Rencontrée par hasard, comme il rencontrait tout le monde sur la route, il avait pourtant été incapable de détacher son regard d'elle. Il trouvait dans ses traits une innocence poupine, qu'elle contrebalançait de remarques perchées, et d'insultes bien senties sur ce monde pourri dans lequel ils vivaient. Il n'y avait pas la moindre innocence chez elle, comme il s'en rendrait bien vite compte. Alors il lui donna tout, son corps bien sûr, mais aussi son âme, mise à nu pour son bon vouloir, son être tout entier soumis aux désirs d'une seule et même personne. Lola pouvait faire de lui ce qu'elle voulait, tant il se faisait pantin pour elle. Elle l'embarquait dans de folles escapades abreuvées de liqueur, et ils prenaient le volant pour d'interminables journées sous un soleil étouffant, en plein milieu du désert. Parfois, ils s'arrêtaient lorsque, submergés par l'envie, ils se retrouvaient à faire l'amour au beau milieu de nulle part. Elle le tenait au creux de ses doigts, lui aurait-elle demandé de lui décrocher la lune qu'il aurait construit l'échelle lui permettant d'y accéder, rien que pour elle. Il alimentait l'intarissable passion d'émotions lues dans des livres. L'amour, Holden n'y connaissait pas grand-chose, comment auriez-vous voulu qu'il en soit familier, pauvre idiot qu'il était alors. Il reproduisait en grandeur nature les sentiments d'autrui et les rendait siens, parvenait même à se convaincre qu'il les éprouvait lorsqu'en réalité, il se complaisait surtout à ressembler à ses idoles. Et Lola, elle, se mettait à sourire parfois, la nuit, lorsqu'ils partageaient un lit trop petit pour deux et qu'elle tournait sa tête vers lui, faisant battre ses cils langoureusement. Et la tête se mettait alors à lui tourner, sans qu'il ne pût dire s'il s'agissait de la demi-bouteille de whisky avalée, ou bien des trois joints fumés plus tôt, ou encore de l'extatique béatitude de la savoir là, si proche de lui, à portée de main. Alors, il enroulait ses doigts dans les siens, et fermait les paupières, pour savourer la magie d'un instant envolé quelques secondes plus tard. Il n'y avait rien de plus intense, rien de plus excitant, que d'être avec Lola. Débridée, espiègle, curieuse, elle lui ressemblait tant qu'il avait l'impression de se contempler dans un miroir. Elle n'était pas qu'une femme, elle était LA femme, vénérée au point d'être déifiée. La Femme, l'amante, l'amie, l'alter-ego, deux années durant, Lola fut tout ça à la fois. Il mit sans doute bien plus de lui qu'elle ne mit d'elle, mais il eut la certitude, cette certitude viscérale prenant naissance dans son estomac, qu'elle l'aimait elle aussi un peu, quoi qu'aimer ait pu signifier. Mais Lola l'insaisissable n'était pas femme à s'offrir aisément, pas même à lui, qui lui aurait donné tout et bien plus encore. Jamais elle ne se déclara sienne, et elle ne se priva pas de chercher de fugaces instants d'oubli dans les bras d'autres hommes. Bien sûr, Holden faisait de même, par esprit de vengeance, par orgueil, plus que par envie. Durant deux ans, ils ne furent jamais vraiment ensemble, mais jamais loin de l'autre pour autant. Et lorsque s'acheva ce voyage initiatique, Lola n'afficha pas la moindre tristesse à l'idée de ce que cela signifiait. Qu'ils se quittent définitivement ne semblait pas la perturber outre mesure, quand Holden épanchait son désespoir le long de pages dont l'encre disparaissait au fur et à mesure d'intarissables larmes. Elle lui dit adieu, comme l'on dit au revoir, à la prochaine, armée de son éternel sourire mutin. Il la laissa partir, naturellement, reprit lui-même la route de New-York, où l'attendait un paternel déterminé à reprendre les choses en main.

5. » Le désespoir s'insinua lentement dans ses veines, tel le plus insidieux des poisons. Tout lui semblait fade, à présent qu'il était rentré à New-York. Le monochrome devint sa vie, du noir, du blanc, beaucoup de gris... et rien d'autre. Les grands espaces lui manquaient, l'écriture lui manquait, les expériences lui manquaient et, plus que le reste, Lola lui manquait. Lola, qui ne cessait de revenir dans chacune de ses pensées, et dans chacune de ses nuits. Elle était l'ombre, le fantôme qui ne lui laissait aucun répit, jamais, et qu'il voyait danser dans ses prunelles vides de toute émotion autre que la nostalgie. Il tint la promesse faite à son père, deux années de vie, pour revenir ensuite au chemin tracé bien avant sa naissance. S'il n'en avait pas la carrure, Holden devint pourtant l'étudiant modèle qu'il avait toujours été destiné à être. De longues années d'études, pour se montrer à la hauteur et prouver qu'il était capable de reprendre la multinationale qui avait fait la gloire de son père. Il entama un brillant parcours à Columbia, trois années sans faute, sans tâche, sans passion, sans envie. Il se plia aux exigences d'un père autoritaire, se fit étudiant modèle entouré de clones bâtis sur le même modèle que lui : riches, beaux, embrassant leur destinée. Mais jamais il ne retrouva en eux ce qu'il avait trouvé sur la route. S'il n'avait jamais été d'un naturel arrogant, ses deux années sabbatiques l'avaient rendu moins arrogant encore, s'il était possible de l'être. Il se fit sa place sans le moindre éclat, passa de longues heures enfermé chez lui, étudiant d'imbuvables bouquins relatifs au Marketing et à la Communication. Mais toujours ses pensées finissaient par retrouver la Lola de ses souvenirs. Tant et si bien qu'il n'y tint plus, et sitôt l'année terminée, fit le geste le plus audacieux de sa vie : il quitta Columbia, pour rejoindre San Francisco, berceau parmi les berceaux de cette fameuse génération perdue, pour se mettre en quête de Lola. La fougueuse Lola, étudiante à Berkeley, une fois de plus alter ego alors qu'ils partageaient bien plus de choses qu'il ne l'aurait pensé. Elle aussi venait d'une famille aisée, elle aussi s'accordait une pause méritée avant de reprendre le chemin tracé pour elle. Perdu dans sa nostalgie, Holden se complut dans l'obstination, certain qu'il retrouverait la même femme que celle qu'il avait laissée, une année plus tôt, quelque part au milieu des Etats-Unis, à un arrêt de bus. Mais de la Lola sur la route, il ne restait plus grand-chose : une coquille vide, vaine, habitée par un rôle qui ne lui correspondait pas. Il le savait, mieux que personne il le savait : elle était comme lui, destinée à ne jamais connaître le soleil rassurant mais fade. Eux, ils étaient faits pour la pluie, pour l'orage, pour la tempête, pour les choses qu'on ne contrôle pas mais dont on s'enivre jusqu'à l'excès. Un an et demi durant, elle a joué la comédie Lola, en lui faisant croire qu'il n'y avait plus d'avenir, qu'il n'y avait plus que ce passé dont ils ne réussissaient pas à se défaire. Alors Holden s'afficha avec une autre, par vengeance, par besoin viscéral de la faire souffrir pour réveiller au moins une émotion familière en elle. Mais Lola resta insubmersible, en apparence du moins. Et lorsque, enfin, il parvint à recréer en elle cette insatiable envie de route et d'ailleurs, il était trop tard.

6. » Holden a achevé de façon abrupte son cursus à Berkeley. Il est rentré à New York, accueilli comme le fils prodigue qu'il n'a jamais été par son père, gravement malade. Elevé toute sa vie pour reprendre un jour l'empire familial, il n'aurait jamais cru que le jour arriverait si vite, si tôt. Holden n'a pas la carrure d'un magnat des affaires : trop ailleurs, trop rêveur, trop peu ancré dans la réalité pour ça. Lui, il rêve encore des grands espaces, il rêve encore de ses roads-trips d'ouest en est, d'est en ouest, des états-unis au mexique. Mais il suit le chemin qui a été tracé pour lui bien avant sa naissance. Il est le fils unique d'un homme puissant, le fils que l'on juge digne de confiance parce qu'il le faut bien. Andrew est persuadé que l'envie de contrôle et de réussite coule dans ses veines, parce qu'ils partagent le même sang. Holden tente de s'en convaincre lui aussi. Celui qui refusait d'être l'archétype de l'héritier arrogant se retrouve à acheter des costumes sur mesure chez Armani, pour se donner un peu de contenance. Se retrouve à affronter un Conseil d'Administration déterminé à avoir sa peau. On le dit trop jeune, il n'a pas envie de les détromper. Mais il le fait, par obligation, par devoir familial. Carlisle Telecoms est son futur, celui qui l'a toujours effrayé et qu'il ne se sent pas de taille à affronter. Mais il le fait, parce qu'il n'a pas le choix. Du garçon rêveur sur la route, il ne reste désormais que les souvenirs amers. Holden est un homme, un homme solide et froid, compensant la solitude de son monde par des ébats qui ne le trompent qu'un temps. Il incarne enfin son pire cauchemar, a tout de cet héritier qu'il rejetait violemment : l'attitude, l'arrogance, les vêtements, la façon de parler, le tempérament, indispensables pour ne pas laisser l'empire d'une vie de labeur s'effondrer. Son père est fier, plus fier qu'il ne l'a jamais vu. Il se dit certain que son fils réussira, parce qu'il est un Carlisle et que les Carlisle réussissent tout ce qu'ils entreprennent. Holden dépérit, mais joue une comédie parfaitement maîtrisée. Il s'affiche au bras d'une héritière, qu'il apprécie mais qu'il n'aimera jamais. Ils le savent tous les deux : leur couple est une mascarade, une nécessité pour le rendre stable et digne de confiance. Il la trompe sans cesse, parce qu'il cherche dans les bras d'autres femmes le goût de l'aventure qu'il ressentait dans les bras de Lola. A mesure que les forces quittent son père, c'est en lui qu'elles prennent racine. Pour un temps, seulement. L'appel du large résonne encore parfois dans ses oreilles, et il se surprend à vouloir tout plaquer, et tant pis pour ce qui se passera demain. Demain, il sera toujours temps de réparer les dégâts.


× × ×

pseudo|prénom: labonairs, jordane.
âge|pays: vingt-cinq, angleterre.
fréquence de connexion: le plus souvent possible.
personnage: inventé.
dernier commentaire: désolée pour la longueur de la fiche.
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MessageSujet: Re: into the wild.   Lun 1 Mai - 12:55

‘ welcome to new york ’
Il a pris la route. Un beau matin d'août, il s'est tiré de chez lui sans prévenir personne, il a quitté le monde de l'opulence, le monde des étiquettes, des ragots, de la superficialité. Il en rêvait depuis toujours ou presque, depuis que ses doigts s'étaient refermés sur un livre qu'il n'avait alors plus jamais quitté. Plus d'une fois, il s'était surpris à prendre le large, avec en tout et pour tout un sac à dos contenant des clopes, son bouquin, un carnet et un stylo pour écrire ce qui lui passerait sur la tête. Il n'avait pas pu s'y résoudre. Chaque fois qu'il préparait son départ, quelque chose venait inévitablement l'en empêcher. C'était un trouillard, Holden, un putain de trouillard, un lâche qui cherchait la moindre occasion pour se défiler. Il avait toujours eu la sensation étrange de ne pas être né ni au bon endroit, ni à la bonne époque. Et puis un jour, il a plus eu envie d'être un trouillard. Il a eu envie de vivre, pour la première fois de sa vie, quelque chose qui n'aurait pas été factice, construit de toute pièce par l'univers dans lequel il a grandi. Quelque chose de vrai, quelque chose d'authentique, d'intense, tout un pan de vie à créer dans lequel il ne serait qu'Holden, ou peut-être même personne. Parce que sur la route, on se fout de votre nom ou de votre origine, on se fout que vous ayez un compte en banque à faire pleurer la Somalie ou pas une thune. Là-bas, ça n'a pas d'importance. Vous n'êtes personne, et vous êtes tout le monde à la fois. Vous vous réinventez au rythme des rencontres qui ponctuent votre parcours, au rythme des aventures effrénées que vous réserve le Grand Ouest. C'était ça qu'il voulait vivre, Holden. La passion de l'inconnu, le moment présent dont on l'a toujours privé parce qu'il fallait penser à l'avenir. Ca fait trois mois maintenant qu'il a mis les voiles, mais la vérité c'est qu'il a perdu la notion du temps. Il s'est arrêté au même moment que la montre héritée de son grand-père, peu de temps après son départ. Il sait pas quel jour il est, encore moins l'heure, même pas le mois. Il sait pas ce qui se passe dans le reste du monde et il s'en fout. Par contre, il sait où il est, un endroit paumé à proximité de l'Utah, où y a pas âme qui vive. Son dernier compagnon de route l'a lâché à des centaines de kilomètres au nord de la route 66, paraît qu'il avait une urgence, sa nana en train d'accoucher, il sait plus trop. Il s'est mis à marcher, sous le soleil écrasant et la chaleur étouffante, sans trop savoir où aller. Pour la première fois, il a senti une espèce de peur sourde, viscérale, enserrer son être tout entier. La peur du lendemain. C'est con, parce qu'il a toujours cru qu'il pouvait se contenter de vivre au jour le jour, qu'il se réjouirait de l'inconnu, mais faut croire que son monde a toujours été trop bien tracé pour vaciller comme ça, du jour au lendemain. Il attend un signe du destin, Holden, un truc, n'importe quoi qui le convainque que c'est ici que se trouve sa place. Le signe prend la forme d'une station service qu'il voit se dessiner le long d'une route déserte – pas une bagnole depuis quatre heures qu'il marche – et qui a un goût d'oasis. De l'eau, de la nourriture et l'espoir de tomber sur quelqu'un qui pourra peut-être le guider. Il a eu les trois. Jack, le pompiste, avec une clope pendant dangereusement entre ses lèvres, lui a dit qu'il y avait une petite ville pas trop loin, je te dépose si tu veux mec, c'est pas comme si y avait beaucoup de clients, puis Nancy peut tenir la maison, pas vrai Nancy ? Holden a dit oui, docilement avant de s'acheter une bouteille d'eau et un sachet de Cheetos au fromage. C'est le seul truc qui avait l'air décent, dans la station-essence. Jack l'a déposé au bout d'une heure de route (de quoi faire repenser le concept de 'pas trop loin') et s'est tiré en sens inverse sans rien demander d'autre. C'est le truc qui l'a le plus surpris, Holden. Il est pas habitué à la spontanéité, s'attend toujours à ce qu'on lui demande un truc en retour, mais non. Les gens, là-bas, s'en foutent complètement. En guise de ville, il ne trouve rien d'autre qu'un assemblage discordant de baraques en bois, alignées les unes à côté des autres. Un peu plus loin, ce qu'il suppose être le bar du coin, et probablement quelques chambres pour dormir s'il a de la chance. Ca a pas le charme d'un motel, mais c'est toujours mieux que rien. Il y a de la musique qui s'élève, un vague air de county qu'il reconnaît pas et spontanément, il s'approche de l'endroit un peu miteux. La nuit s'apprête à tomber, le soleil se pare d'éclats sanglants et bientôt, il n'y aura plus que la lueur de la lune pour l'éclairer. A l'intérieur du bar, c'est animé. Sans doute que c'est toujours comme ça, ici, parce que y a pas grand-chose d'autre à faire. Plusieurs fois, il s'est demandé comment ils faisaient pour vivre, quel boulot ils pouvaient bien avoir, et puis il s'est rappelé qu'ici, ça n'a pas d'importance comme tu vis. L'argent n'a pas d'importance. Le moment présent, seulement le moment présent. Il se dirige sans hésiter vers le comptoir, commande une bière, observe la faune locale. Eux aussi, ils sont discordants. Des jeunes, des moins jeunes, blancs ou ridés par le soleil qui meurt jamais, mais ils ont tous quelque chose de commun, qui les relie les uns aux autres comme un bien étrange fil d'Ariane. Il arrive pas à dire ce que c'est précisément, il peut pas mettre le doigt dessus, mais il sait qu'ils sont à leur place ici. Et lui aussi, il l'est. Instinctivement, sa main tâtonne pour sortir son carnet de route qui ne l'a pas quitté depuis le départ. Il est jauni, bruni là où ses clopes sont tombées, un peu abimé par des relents de whisky, de vodka, de bière, c'est le carnet d'un mec qui a tout vu, tout vécu. Il le chérit comme le plus précieux des trésors et se replonge avidement dans les passages écrits la veille. Il sait pas combien de temps il reste là, à lire et relire, corriger, raturer, rectifier, tout ce qu'il sait c'est que la nuit est bel et bien tombée quand il relève enfin la tête. La clameur s'est intensifiée, et un coup d'oeil lui permet d'en deviner l'origine. Une bande de jeunes a débarqué dans le bar, et ils ont été accueillis comme des rois par les piliers de comptoir. Quatre mecs et au milieu, une nana sortie de nulle part. Il va pour détourner la tête, mais son regard croise le sien. C'est un regard étrange, profond, comme si elle cherchait à lire dans son esprit et pas seulement à le regarder. C'est pas un regard de curiosité, ou plutôt si, mais trop long pour être innocent. La bande s'approche du comptoir, et en quelques instants elle est là, juste à côté de lui, dans un short en jean effilé et un débardeur. Pas de soutien-gorge, constate son œil avisé de mec. Il pensait qu'elle allait l'ignorer, après son inspection, mais à l'instant même où ses coudes s'appuient sur le bois, elle tourne la tête vers lui avec un sourire en coin. Il le sait pas encore, Holden, mais cette fille-là, c'est le signe qu'il attendait. La station-essence, c'était qu'un avant-goût, les prémices d'une histoire d'une toute autre envergure. « Je m'appelle Holden. »


Dernière édition par Holden Carlisle le Lun 1 Mai - 23:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: into the wild.   Lun 1 Mai - 12:56

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MessageSujet: Re: into the wild.   Lun 1 Mai - 13:07

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MessageSujet: Re: into the wild.   Lun 1 Mai - 13:14

Rebienvenue parmi nous I love you

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So long, sweet words don't have no use for you anymore. No one to say them to so what in the hell would I hold on to them for? And today's a special day, a celebration Cause I've finally come to accept this fact.
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MessageSujet: Re: into the wild.   Lun 1 Mai - 13:19

maaaaax ça me manque de le jouer
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MessageSujet: Re: into the wild.   Lun 1 Mai - 13:52

merci tout le monde, vous êtes des chats.
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MessageSujet: Re: into the wild.   Lun 1 Mai - 14:03

de toute beauté
bienvenue officiellement , je te mpotte bientôt avec maebh pour un lien

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you know she's waiting, just anticipating; for things that she'll never possess.
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MessageSujet: Re: into the wild.   Lun 1 Mai - 14:39

t'es so sexy jpp :ananas: :sexx:

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MessageSujet: Re: into the wild.   Mar 2 Mai - 11:27

MAX
J'adore aussi le pseudo
Bienvenue à la maison I love you
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MessageSujet: Re: into the wild.   Mar 2 Mai - 18:41

Je te valide I love you

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I remember years ago someone told me I should take caution when it comes to love. I did and you were strong and I was not. My illusion, my mistake. I was careless, I forgot. I did. And now when all is done. There is nothing to say.
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MessageSujet: Re: into the wild.   Mar 2 Mai - 20:24

merci les chats. I love you I love you
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MessageSujet: Re: into the wild.   

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into the wild.
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