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 Dallon & Saskia - It's always hard to say goodbye

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pseudo : Mayiie
face, © : Marie Avgeropoulos, (c) Faith & Tumblr
double compte : Je ne suis pas encore schyzophrène, pour le moment.
âge : Trente ans.
statut : Célibataire, enceinte de son ex, qui est fiancée à une autre.
métiers/études : Chef de cabinet du maire de New York

MessageSujet: Dallon & Saskia - It's always hard to say goodbye   Lun 11 Sep - 2:27


it's always hard to say goodbye
dallon & saskia

J’avais essayé de rester en poste aussi longtemps que possible. J’avais essayé fort, j’avais essayé parce que je savais que la transition ne serait pas simple. Non pas que j’estimais que j’étais indispensable, mais j’étais suffisamment bien installée pour que personne n’aie besoin de ce changement, changement que j’étais malheureusement obligé de faire. Pendant plusieurs semaines, j’avais nié que j’avais besoin de me reposer, mais je ne pouvais plus le faire. À ce point de ma grossesse, me lever le matin pour aller au boulot m’était pénible, je parvenais à peine à rester assise dans ma chaise sans avoir mal aux dos, aux pieds, partout, et surtout, j’étais fatiguée à un tel point que mon quotidien ne faisait plus de sens. Pour la première fois de ma vie donc, je m’étais avouée vaincue, je m’étais avouée faible, et j’avais décidé de fixer une date pour le début de mon congé de maternité. J’aurais voulu attendre plus longtemps, j’aurais voulu rester jusqu’à la veille de mon accouchement limite, mais je ne le pouvais pas. C’était devenu néfaste pour moi, néfaste pour mon bébé, néfaste même pour les gens avec qui je travaillais, compte tenu que je n’arrivais plus à grand-chose. J’avais fixé la date de sorte à pouvoir boucler mes dossiers avant de partir, tenir mon remplaçant au courant de tout, et maintenant, ce jour était arrivé. Aujourd’hui, c’était mon dernier jour de travail, ou plutôt, le dernier jour où je me présentais à la mairie avant de partir pour un an, ou du moins, plusieurs mois, puisque me connaissant, j’aurais bien du mal à rester seule chez moi avec le bébé pendant tout ce temps. Est-ce qu’on me laisserait mettre mon nez dans certains dossiers quand même ? Je ne savais pas trop, je n’en étais pas encore là, et pour le moment, personne ne semblait vouloir me parler du fait de revenir au travail, ce qui était, je supposais, chose normale. Après, je n’avais pas fait grand-chose niveau boulot pendant cette dernière journée. Dans un premier temps, j’avais été surprise par mes collègues par un petit-déjeuner pour me souhaiter bonne chance avec le bébé, un bon départ, bref, la totale. J’avais eu droit à quelques cadeaux, à mes viennoiseries préférées, et beaucoup d’affection, une affection dont j’avais besoin dans mon cas, mais qui me brisa encore plus le coeur lorsque vint le moment pour moi de me rendre à mon bureau et y ranger mes affaires, ou du moins, celles que je ne voulais pas laisser dans les pattes de mon substitut. Le tout s’empila dans une boîte qui pesait son poids, mais que je jugeai quand même apte à transporter jusqu’à ma voiture. Une fois que je fus prête donc, je la pris, marchant alors dans l’allée menant à l’entrée principal en saluant tout le monde, me rendant compte que ce n’était pas la boîte qui pesait tant lourd, mais plutôt mon coeur qui pesait lourd, à l’idée de quitter cet endroit, et de me lancer dans cet aventure inconnue qu’était celle d’être mère, mais mère célibataire qui plus est, ce que je ne pensais jamais faire dans ma vie. J’eus donc du mal à avancer, et au bout du compte, quelques mètres avant la porte, je décidai de déposer la boîte, puis m’asseoir sur le rebord de la fenêtre un moment, tentant de cacher à tous ceux susceptibles de passer les larmes qui en étaient venues à couler sur mes joues sans que je ne puisse les contrôler.
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face, © : taron egerton, ©Eilera, which witch
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logement : upper east side, at daddy's expense.
guilty pleasures : street fights, instagram, annoy his "family", flirting, singing.
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- me and the city
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MessageSujet: Re: Dallon & Saskia - It's always hard to say goodbye   Mer 13 Sep - 23:09



hush now don't you cry,
wipe away the teardrop from your eye

Ton rendez-vous avec le maire à l'occasion de l'organisation d'une collecte de fonds se passe étrangement bien. Étrangement, car ta demi-soeur se trouve également autour de la table - tu as pris soin de t'installer à l'autre bout - et sa simple présence t'hérisse les poils. Plus encore aujourd'hui, alors que ta nouvelle vie commence à te peser, que le piège de la célébrité et du luxe se referme sur toi. Tu n'étais pas fait pour cela, et ta petite vengeance envers ton géniteur t'a conduit sur des chemins plus sombres que tu ne l'imaginais. Tu commences tout juste à comprendre que tu n'as pas, ni n'as jamais eu, de véritable issue. Un jour ou l'autre, ton identité sera dévoilée par l'un ou l'autre paparazzi ou journaliste trop fouineur. Tu pourrais fuir tout cela, mais tu ne peux retourner au Pays de Galles et prendre le risque d'exposer ton beau-père à cette vie dont il ne veut pas. Et tu ne vois pas où aller d'autre - tu ne veux aller nulle part ailleurs. Dans cette vie qui n'est pas la tienne, ne le sera jamais, et ne t'était absolument pas destinée, il y a pourtant des personnes qui comptent, et que tu ne peux plus laisser derrière toi. New York s'est lentement imposé à toi, tu t'en es imprégné, c'est chez toi maintenant. Tu as appris à connaître les hautes sphères, tout comme les bas fonds. Tu préfères ces derniers, tu t'y sens plus libre, tu t'y sens plus toi. Mais l'important n'est pas là, tu t'étais donné une mission, et elle reste sans doute ton meilleur moteur dans cette vie. Tu sors rapidement du bureau une fois la réunion terminée, ne laissant pas à la jeune Graham le temps de t'aborder. Elle tente encore de créer des liens, mais tu ne peux toujours pas la voir en peinture, ni elle ni aucun Graham d'ailleurs, surtout pas son père. Ton père. Il n'a rien d'un géniteur modèle, pour toi cela n'a jamais été qu'un nom, tu n'y as associé son visage que récemment, à peine quelques années. Il ne t'a pas manqué, mais il a manqué à ta mère, et l'a laissée se débrouiller, tu ne le lui pardonneras jamais. Il a trompé tout le monde, des années durant, et tu réalises seulement maintenant que tu t'es entraîné dans une entreprise vaguement similaire. Si la tienne n'implique pas de briser le cœur d'une épouse et d'une maîtresse tout en privant un enfant de son père, elle demeure un vaste mensonge, dans lequel tu en viens à te perdre. Au détour d'un couloir, alors que tu sens ton évasion fonctionner puisque la sortie ne se trouve plus qu'à quelques mètres, tu aperçois une silhouette connue. Saskia, charmante cheffe que tu taquines depuis des semaines. Sans doute des mois. De toute évidence, aujourd'hui n'est pas le bon jour pour cela, elle masque comme elle le peut ses traits, ses cheveux formant une sorte de rideau devant son visage, mais tu décèles sans mal sa tristesse. Approchant à pas lents, tu t'éclaircis la gorge afin de signaler ta présence sans trop lui faire peur. Tu peux alors noter qu'elle pleure, et pas qu'un peu. « Je peux m'asseoir ? » Le ton est doux, ta voix basse. Fini les pick-up lines, du moins dans l'immédiat. Tu pourrais tenter le coup, histoire de lui remonter le moral, mais tu n'es pas certain qu'elle souhaite t'entendre inventer une énième remarque débile. Tu t'es imaginé que cela l'amusait, sans doute moins que cela ne t'amuse mais au moins un peu, cependant tu as une certaine conscience des limites et tu comprends bien qu'elle n'est pas dans les meilleures conditions qui soient pour apprécier ton comportement habituel. Tu as à ta disposition plein d'autres façons de la faire sourire, et ton objectif premier est de comprendre ce qui lui arrive - bien que tu en ais une vague idée.

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MessageSujet: Re: Dallon & Saskia - It's always hard to say goodbye   Mer 20 Sep - 22:40


it's always hard to say goodbye
dallon & saskia

Ce n’était pas mon genre de flancher de la sorte, et encore moins dans un lieu public. Orgueilleuse de nature, si jamais je venais à céder, je m’assurais de me cacher quelque part où je ne pourrais pas être remarquée, et les toilettes n’étaient pas une option, puisque c’était beaucoup trop classique. Bien souvent, mon bureau était un bon refuge, mais ce n’était plus mon bureau, plus pour la prochaine année en tout cas. Sauf que là, je n’étais pas parvenue à me cacher, je n’avais pas eu la force de me rendre où que ce soit, comme je n’avais pas la force de faire bien des choses ces derniers temps, que ce soit à la maison ou au travail, parce que j’étais fatiguée, parce que j’avais trop de choses en tête, parce que je n’avais pas le moral. Les raisons étaient nombreuses, mais elles me menaient toujours à la même conclusion; il était temps que je parte en congé. Que je le veuille ou pas, il le fallait. J’avais été déterminée ces derniers temps, mais là, maintenant que le moment était venu, je ne parvenais plus à me faire à cette idée. Voilà pourquoi les nerfs avaient fini par lâcher, et tout ce que j’avais pu faire, c’était espérer que personne ne viendrait me poser de questions. Mais puisque pas grand-chose ne fonctionnait comme je le voulais au quotidien, il ne fallut pas beaucoup de temps pour que je me fasse aborder, par une personne qui n’était visiblement pas présente au déjeuner, au vu de comment elle vint m’aborder. Enfin, il me fallut quand même un petit moment pour me rendre compte de ses propos, puisque je fus trop occupée à sursauter pendant un bref moment, et une fois que j’eus relevé la tête, je dus passer ma main dans mon visage, histoire de chasser les larmes qui avaient probablement gâché mon air déjà trop peu glorieux. Et ce fut avec cet air de défaite - enfin c’était ainsi que je le voyais - que je relevai la tête, pour voir ce jeune homme, Dallon, qui avait précédemment tenté de se jouer de moi. Au début, à la blague, et même si je me prenais au sérieux, je pouvais le comprendre, sauf que là, ç’avait été trop. Pourquoi fallait-il que je tombe sur lui aujourd’hui, et surtout maintenant ? Décontenancée, j’aurais voulu le chasser, mais je me rendis compte que je n’en avais même pas le courage. Je me contentai de simplement hausser les épaules, puis de lui répondre, l’air abattu:  « Tu fais comme tu veux. » Je tentai de me conforter dans ma défaite en me disant que de toute façon, j’aurais pu difficilement le chasser, considérant le fait que la mairie était un lieu public, que je n’étais pas enfermée dans un lieu quoi que ce soit et que de ce fait, quiconque pouvait s’installer dans ce hall d’entrée comme il le souhaitait. Bon d’accord, il y avait des façons plus étranges que d’autres de se positionner, mais bon, c’était là un détail et ce, même si je savais que je n’aurais pas la meilleure posture qui soit, compte tenu que je choisis de m’adosser au mur derrière moi, faisant en sorte que je n’étais pas des plus droites, mais je n’avais pas envie de l’être. Et ce fut ainsi que je décidai de dire au jeune homme, en guise de mise en garde:  « Mais s’li te plait, si tu es là pour me faire des remarques salaces, garde-les pour toi aujourd’hui. » Parce que là, tout de suite, je n’avais pas envie de les entendre. Pour une fois, je n’avais pas été totalement froide, simplement suffisamment sérieuse pour lui faire savoir que je n’étais pas d’humeur à rire. Je ne le chassais même pas, et limite c’était généreux de ma part. J’espérais juste que je n’allais pas le regretter.
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MessageSujet: Re: Dallon & Saskia - It's always hard to say goodbye   Mer 18 Oct - 20:57

Croiser ta demi-soeur est la dernière chose dont tu aies besoin actuellement. Tu la détestes, en tout cas c'est ce que tu te répètes. Tu les détestes tous, tous les Graham, cette bande d'hypocrites cupides et lâches. Tu n'en connais qu'un, ton père, mais les mets tous dans le même sac car tu refuses purement et simplement de te laisser attendrir et manipulé. Pour toi, elle ne fait d'efforts que pour pouvoir se jouer de toi, ne souhaite de rapprocher et apprendre à te connaître que pour déceler tes faiblesses et faire retourner la situation en faveur de votre père. Son père, ton géniteur, deux mots qui n'ont rien en commun, séparés par un véritable gouffre. Tout un monde entre eux et toi. Elle ne peut être désintéressée, tu extorques son père depuis plus d'un an. Tandis que ces réflexions t'encombrent l'esprit pour la énième fois depuis votre rencontre, tu te diriges plus rapidement que nécessaire vers la sortie la plus proche, mettant une distance nécessaire entre vous. C'est sans compter sur la rencontre que tu fais au détour d'un couloir. « Tu fais comme tu veux. » On ne te le répétera pas deux fois, et ce même si le ton n'est pas ce qu'il y a de plus amical. Avec Saskia, tu es probablement allé un peu trop loin, elle ne t'aime pas beaucoup et cela se sent particulièrement à cet instant. En d'autres circonstances, cela t'importerait peu, tu ne chercherais pas plus loin, peut-être lancerais-tu une dernière remarque pour le plaisir de la voir s'énerver, mais tu n'en as vraiment pas le cœur en croisant son regard embué de larmes. Un autre de tes nombreux défauts n'est autre que la curiosité, même si tu aurais pour ta part tendance à le placer dans la case qualités. Et puis, doté d'une rare empathie, sorte d'éponge à émotions durant toute ton enfance, tu n'as jamais pu te résoudre à laisser quelqu'un pleurer. Clown de service à tes heures, tu as tendance à faire de ton mieux pour amuser la galerie dans ce genre de circonstances. « Je n'irais pas jusqu'à dire salaces », répliques-tu, amusé, faisant mine d'être vexé. Le moins que l'on puisse dire, c'est que vous ne vous connaissez pas. Vous vous croisez souvent, tu t'amusais d'abord à lui sortir des blagues stupides et autres phrases d'approche ridicules et, voyant que cela lui tapait sur les nerfs, tu as redoublé d'efforts en grand gamin que tu peux être. Rien de bien méchant, mais tu te doutes que l'instant serait mal choisi pour reprendre ton petit jeu. Tu t'installes auprès d'elle, une vague lueur d’inquiétude au fond du regard. Tu hésites l'espace d'un instant à ajouter quelque chose mais, conscient que ta simple présence n'a pour elle rien de bien réconfortant, te décides à passer aux questions: « Qu'est-ce qui t'arrive ? » Naturellement, tu lui dévoiles aujourd'hui une autre facette de ta personnalité. Tu te montres attentionné, pas uniquement parce qu'elle est jolie, ou enceinte. Simplement parce que c'est humain. Tu te demandes si ce sont les hormones qui lui font cet effet, tu n'y connais strictement rien et, à vrai dire, tout le principe de grossesse et d'accouchement te font assez peur.

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MessageSujet: Re: Dallon & Saskia - It's always hard to say goodbye   Mar 31 Oct - 23:58


it's always hard to say goodbye
dallon & saskia

Je n’avais pas bronché au moment où le jeune homme avait décidé d’accepter mon invitation - si je pouvais l’appeler ainsi - à s’installer à côté de moi, mais quand il en était venu à rectifier le tir concernant l’appellation de ses blagues dont j’avais fait usage, je ne pus m’empêcher de rouler les yeux au ciel. Dans ma tête, en ce moment, je voulais croire que salaces, chiantes, nulles, qu’importe le synonyme approximatif utilisé, ça revenait à la même chose. De toute façon, que mon nouvel interlocuteur soit d’accord avec mes propos ou pas, je jugeais que la portée du message ne changeait pas, à savoir que je ne voulais pas qu’il en vienne à m’embêter et qu’en cas contraire, je préférais qu’il passe son chemin. Heureusement pour moi, il n’en vint pas à dire quoi que ce soit, même si d’un autre côté, ce ne fut pas tant une bonne chose, parce que ça laissa place à un silence qui, en mon sens, en était presque pesant. Et pourtant, c’était, j’avais l’impression, la seule chose que je parvenais à supporter en ce moment, le silence, un silence qui pourrait me donner le temps de me calmer, d’aller mieux. Ce silence dura quelques secondes, mais pas suffisamment longues pour que je retrouve ma contenance. Je me retrouvai alors à devoir, en quelques sortes, répondre à la question de Dallon, question bien banale sommes toutes, surtout au vu de l’état dans lequel je me présentais à cet instant précis, mais qui me parut plutôt difficile à ce moment précis. Comme si je tentais de m’en évincer, je le regardai, comme si j’espérais me rendre compte qu’il me taquinait, voulait se jouer de moi ou un truc du genre, mais non. Il était là, sérieux, comme s’il voulait vraiment m’écouter. Ou bien cachait-il bien son jeu que je ne voyais que du feu, alors que normalement, j’étais plutôt perspicace ? Je n’en savais trop rien, mais trop faible pour réfléchir comme une cinglée pendant tout ce temps, je décidai de lui dire, après un long soupir:  « Je ne mettrai plus les pieds dans cet endroit pendant des mois, et le simple fait d’y penser me rend folle… » Je me surpris à avoir dit un propos plus profond que je ne l’aurais cru dans un premier temps, dans le sens où j’aurais très bien pu lui dire que je partais en congé de maternité et voilà tout. Ç’aurait été plus banal, mais ça n’aurait fort probablement pas justifié ma peine et mon désarroi. Au contraire, ç’aurait donné la chance à Dallon d’affirmer que c’était idiot de ma part d’être triste, sachant que quiconque ayant un caractère à peu près normal serait du genre à vouloir ce genre de congé en tout temps, chaque année. Et comme si j’avais prédit qu’il me poserait la question si je n’intervenais pas, ici et maintenant, j’ajoutai:  « Et ça semble certainement stupide, mais ce boulot, c’est pas mal tout ce que j’ai en ce moment. » En effet, je n’avais pas tant d’autres priorités dans la vie, pas de vie amoureuse. Il y avait toujours cet enfant à venir qui prendrait tout mon temps, et certainement toute mon énergie par la même occasion, mais puisque je ne savais pas comment j’allais m’en sortir, je ne savais pas ce que serait notre lien, je préférais ne pas me fier à cela, ne pas prendre pour acquis que tout irait bien alors que je n’avais pas tant l’impression que ce serait le cas. Mais ça, je ne le dis pas, considérant que je m’étais suffisamment exposée ainsi, me contentant de considérer le jeune homme, espérant sincèrement qu’il aurait compris que je n’étais pas d’humeur à rire, et qu’il ne tire pas avantage de ce que je venais de lui dire, voire même de lui confier, si on voulait s’en tenir aux expressions justes et appropriées.
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