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 (salim) Don't let me down

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MessageSujet: (salim) Don't let me down   Mer 27 Sep - 21:39


I say your name but you're not around
Elle & Lui


C'est en forgeant que l'on devient forgeron. Ce proverbe leur va bien. Ils essaient. Ils essaient même souvent. La jeune femme ne perd pas espoir. Hors de question. Elle a décidé de tout faire pour pouvoir être mère, porter son enfant. Elle s'est mise au sport. Elle a changé son alimentation et son mode de vie. Une fois après être grimpée au rideau, elle lève le bassin. Elle a lu cela dans un de ces magasines féminins. Il a beau la regarder en souriant, elle se contente de croiser les bras en essayant de se justifier. J'ai bien le droit d'essayer. Il faut bien mettre toutes les chances de son côté, non ? Il dépose un baiser sur son front alors qu'elle lève les yeux au plafond en se disant qu'elle ne s'était jamais imaginée de la sorte. Pas le moins du monde. La vie lui avait toujours semblé si facile. Elle s'était toujours dit que tout irait pour le mieux. Elle serait dans la „normalité“. Tout le temps. Elle ferme les yeux et essaie de se dire que tout ira pour le mieux. Elle trouve rapidement le sommeil. Collée contre lui, contre son dos, elle se laisse bercer par sa respiration. Elle ferme les yeux, enroule ses bras autour de son torse et se serre un peu davantage. Elle a enfin trouvé l'homme de sa vie, celui avec qui elle s'imagine vieillir, avec qui elle se voit finir ses jours avec une tasse de thé et une série de mots fléchés. Elle est sienne. Elle espère qu'il la voit de la même manière. Elle espère que rien n'a changé. Elle a beau essayer de se convaincre, de se répéter que rien n'a changé. Pas même elle ne pourra les séparer. Elle essaie de se convaincre, pourtant quelque chose lui dit que rien est sûr. Elle a peur. Quelque chose la fait douter comme si tout pouvait s'écrouler au moins coup de vent. Non. Impossible. Elle dépose un baiser contre son dos, lui murmure quelques mots doux avant de tomber dans les bras de Morphée. Ils avaient passé une soirée tranquille avec quelques amis. Elle avait même cuisiné une spécialité de sa mère pour l'occasion. Ils avaient pas mal ri, discuté de tout et de rien, surtout de rien en fait.

Perdue dans les bras de Morphée, c'est un cri qui la sort de sa transe. Le cri provient de son lit. Salim. Elle se réveille en sursaut, porte une main contre sa poitrine comme par reflexe et se tourne aussitôt vers lui. Oui, elle a beau s'endormir tout contre lui … elle se réveille toujours de l'autre côté du lit, la jambe enroulée autour de la couverture. Elle pose aussitôt une main contre son torse qui se soulève de manière frénétique. Elle susurre quelques mots pour le rassurer. Une voix calme. Une douceur qui lui est naturelle. Shhh. Tout va bien, Salim. Je suis là. Tout va bien. C'était un mauvais rêve. Elle caresse doucement son torse avant d'enrouler ses bras autour de lui, comme si elle souhaitait le protéger de tout. Lui donner le sentiment d'être dans un cocon. Un cocon de coton. Elle le protégerait. De tout. Elle dépose un baiser contre son front et se blottit contre lui, comme si elle essayait de le bercer. Je suis là. murmure-t-elle une nouvelle fois sans lâcher prise. Il a les yeux ouverts. Ouverts et vides. Il est comme en transe, dans un autre monde. Il lui faut quelques minutes pour doucement reprendre conscience, pour remettre ses idées en place. Doucement, elle se détache de lui et pose sa tête contre son épaule et lève les yeux vers lui.
Elle sait.
Il s'est passé quelque chose.
Il était là-bas.
Il ne lui dit rien.
Il est loin.
Elle est là, pourtant.
Elle cherche son regard.
La troisième fois cette semaine, Salim. dit-elle doucement, sans le brusquer. Il va falloir que tu en parles … Je suis là. Tu le sais, hein? Elle prend doucement sa main sur laquelle elle dépose un tendre baiser. J'aimerais tellement pouvoir faire quelque chose … Dis-moi. Elle finit alors par plonger son regard dans le sein.

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MessageSujet: Re: (salim) Don't let me down   Dim 8 Oct - 12:03

Palpitations, tremblements. Il n’est pas bien. Il ne l’est plus depuis plusieurs jours, semaines, en réalité. Les sueurs froides lui glacent la peau, le sang même, parfois, et les images terribles reviennent hanter ses nuits. Il revit toutes les sensations de ce jour-là et son cœur se serre d’une angoisse sourde à chaque fois qu’un pétard explose en bas de la rue. Il pince les lèvres en silence, se bute dans un mutisme et esquisse des sourires rassurants à chaque fois qu’on prend de ses nouvelles. Il va bien. C’est ce qu’il assure avec l’air arrogant qu’il lui arrive parfois de prendre – mais la vérité, c’est qu’il ne va pas bien. Il se sait transpirant, il se sait tremblant, il se sait agité. Les paupières closes, il ne peut empêcher son inconscient de rejouer les scènes vécues. La première sonnerie, le premier coup de feu. Joan qui lui tenait la main serrée. Parfois, il oublie certains détails. Il ne sait plus, par exemple, si c’est lui ou Ziggy qui a sorti le briquet. Pas plus qu’il n’arrive à se souvenir si les toilettes se trouvaient sur leur gauche ou sur leur droite. Des micro-détails qui le mettent mal à l’aise. Qui amplifient son angoisse, malgré lui. Et puis, bien sûr, il y a le face-à-face avec le braqueur, armé. Ils n’auraient rien du faire. Ils n’auraient rien du vouloir faire. C’était stupide, irréfléchi. Et c’est ce qui a coûté la vie à cette jeune fille. Voir la mort d’aussi près lui a fait prendre conscience combien la vie peut être courte, parfois. Depuis, il est parfois trop collant avec Beth. Parfois, il la regarde trop longtemps, de peur qu’elle s’efface, qu’elle lui soit arrachée. Il l’enlace avec tendresse, la serre contre lui, aimerait pouvoir fusionner avec elle pour mieux pouvoir la protéger. Le coup de feu retentit. Une déflagration sauvage qui joue une symphonie peu mélodieuse dans son crâne. Il n’a pas conscience de laisser un cri lui échapper, n’a pas conscience de s’être redressé brutalement. Sa respiration est saccadée, difficile. Devant ses yeux, il peut encore voir le corps de cette gosse. Le sang qui s’échappe de sa blessure par belle. S’il relève le regard, il sait qu’il croisera le visage de Maebh. Il sait qu’il aura peur pour elle, qu’il aura envie de la serrer contre lui, s’assurer qu’elle va bien. Mais quand il lève finalement les yeux, il n’y a rien que le mur de sa chambre. Petit à petit, il prend conscience de la main sur son torse et du bras enroulé autour de lui. Des murmures prononcés et de sa douceur apaisante. Il se calme. Les images s’estompent. Disparaissent. Ses yeux papillonnent, reprennent contact avec la réalité. Il n’ose plus fermer les yeux – il sait qu’il ne dormira pas plus cette nuit. Les lèvres pincées, il ne répond pas tout de suite. Il sait. Que son sommeil agité perturbe les nuits de Beth – qu’elle ne mérite pas ça. Ce n’est pas juste pour elle. Finalement, il porte sa main libre à sa tête, se frotte les tempes avant de secouer ses cheveux et de tourner la tête vers elle. Il a envie de lui sourire, mais il n’y parvient pas. Les images sont encore ancrées en lui. Il ouvre la bouche, ne sait pas quoi dire. Elle n’a pas besoin de savoir plus que ce que les infos ont dit, à la télé et dans le journal. Il ne veut pas l’inquiéter. « Je sais, » qu’il assure à mi-voix. Il dépose un baiser sur son front. Tendre. Coupable, peut-être. De ne rien dire. De ne pas en être capable. Il reste dans cette position, lui abandonne une main pour coller son front contre celui de la jeune femme. Il n’ose toujours pas fermer les yeux. Parfois, il n’en a même pas besoin. « Il y avait cette fille… Celle qui, hm… Elle était avec moi. » Dans son groupe. Les mots lui viennent avec difficulté. Il enroule son bras libre autour de la taille de Beth. « C’était mon idée, » qu’il souffle finalement. Le briquet. Il a voulu imiter Bruce Willis, une fille en a payer le prix fort.

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across the street, i felt in love with you. (again) #fosterbidule
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