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 (kostaïa) hold on to me

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messages : 45
pseudo : vespertine (nawal)
face, © : eleanor tomlinson, ©cassini., ASTRA
double compte : jed, dal, lew, nee
âge : twenty five yo.
statut : wishing she could forget him.
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MessageSujet: (kostaïa) hold on to me   Lun 9 Oct - 3:08




I'm dying to show you this could end
happily ever after, there doesn't
ever have to be disaster.


Quelques jours, seulement, que tu as récupéré Gaïa. Dans les deux sens du terme. L'un te rempli de joie, et alors que l'autre devrait produire le même effet il te mine plutôt complètement le moral. T'as déconné, sans même le vouloir, comme naturellement, un véritable boulet. T'as gâché l'occasion de tout mettre à plat une bonne fois pour toute, lui expliquer et l'aider à comprendre que tu ne t'es jamais servi d'elle. Tu t'es enfoncé dans un énième mensonge, sans compter que les médecins t'ont demandé de veiller à ce qu'elle ne subisse aucun choc émotionnel - c'est à dire n'évoquer aucun de ses parents, la laisser dans le flou quant au sort de son père et sa relation avec sa mère. Tu t'es engagé là-dedans sans le savoir, sans véritablement le vouloir (toi, tu voulais juste Gaïa), mais l'aider à se retrouver, faire tout ton possible pour elle, tu n'y vois pas le moindre inconvénient. Personne n'a dit que ce serait simple, et tu ressens en permanence une pointe de culpabilité en songeant à tout ce que tu lui caches, mais la majeure partie de tes omissions a un rapport direct avec son bien-être et son rétablissement. Quant à l'autre partie, il est désormais trop tard pour revenir dessus, non seulement parce que ce serait un choc et un bouleversement dont elle n'a pas besoin, mais aussi car tu veux être présent pour elle, tu ne peux courir le risque qu'elle te raye à nouveau de sa vie et reste seule. Tu lui diras, tu te dois de lui dire, si possible avant qu'elle ne s'en souvienne d'elle-même, mais il y a tant de chose plus importantes à faire et dire avant d'en arriver là. C'est à la fois un soulagement et un poids. Tu n'es pas pressé de faire imploser les illusions qu'elle se fait, la confiance qu'elle a en toi, et le début de relation que vous êtes parvenus à reconstruire, mais tu l'es bel et bien de te débarrasser de ta culpabilité.

Tu t'éveilles au son d'une alarme trop matinale, grognant bien que tu sois l'initiateur de cette auto-torture. Le rendez-vous de Gaïa avec son médecin a été fixé bien trop tôt dans la matinée, mais entre tes horaires au garage et la visite à Maja tu n'as pas exactement d'autre créneau. Tu tiens à l'y accompagner à chaque fois, à te tenir au courant, et puis tu as dernièrement un peu endossé le rôle de chauffeur - surtout car tu refuses de la laisser conduire, rouler à vélo (ou quoi que ce soit) et encore plus de l'abandonner dans les transports en communs. Tu te lèves donc péniblement et laisses une douche froide te rafraîchir les idées avant d'enfiler tes vêtements. Jean, t-shirt, sweatshirt, et tu te glisses derrière le volant de ta Chevrolet. Tu ne devrais pas, mais tu appréhendes toujours de voir Gaïa, comme si elle pouvait s'être souvenue de tout en une nuit et allait subitement se mettre à te haïr. Elle en aurait tous les droits, mais tu n'es pas prêt à ce que cela se produise. Tu t'arrêtes en chemin pour acheter ce qui te fera office de petit-déjeuner, comptant la jeune femme dans la commande. Tu sirotes ton thé sur le reste du trajet, et te plante enfin sur le pas de sa porte. Tu frappes, presque discrètement, comme craignant qu'elle ne t'entende. Qu'elle n'ouvre, et que tu ais à lui faire face après tant de cachotteries. C'est évidemment ce qui se produit. « Prête ? » Tu lui souris, sincère, bien que frustré. Voire mal à l'aise. Tu ne peux l'embrasser, à peine la toucher. C'est difficile pour toi, et ce même si vous n'étiez déjà plus proches avant l'accident. Tu n'as jamais autant voulu dire je t'aime que depuis qu'il serait déplacé de t'aventurer à prononcer ces trois mots. « J'ai pensé que t'aurais peut-être faim. » Tu esquisses un nouveau sourire, agitant légèrement le sachet de donuts tout en restant calé dans l'encadrement de la porte, le regard baissé sur sa petite silhouette. « Comment tu te sens ce matin, ça va ? »

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she’s something odd and uncertain, half of her was made of stars, full of death and filled with light; her other half was made of scars, full of life and filled with darkness.
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MessageSujet: Re: (kostaïa) hold on to me   Lun 16 Oct - 1:40


I GET LOST ALL THE TIME
IN MY THOUGHTS, IN MY MIND
YOU COME THROUGH LIKE A LIGHT
IN THE DARK, GIVE ME SIGHT.


Comme chaque matin depuis que tu es sortie du coma, le réveil est difficile. Tu ne peux plus dormir dans le noir complet mais dès qu’un filet de lumière passe entre tes rideaux, il te brûle à travers tes paupières. Tu as l’impression que lorsque tu vas ouvrir les yeux, tu vas retrouver une lumière froide et pâle, sentir l’odeur désagréable propre aux hôpitaux et voir des visages totalement étrangers au dessus de toi. Le réveil est difficile pour le cerveau, mais aussi pour le corps. Tu es restée six mois dans le coma et ton corps en souffre. Tu te croirais faite de caoutchouc. Tu n’as plus de force, tu as perdu de ta masse musculaire. Tu te fatigues rapidement et tu as mal partout. Ton corps souffre, chaque membre est douloureux. On dirait presque que tu viens d’avoir cet accident, tant les douleurs sont vives parfois. Des bribes de ce fameux jour te reviennent, tu peines à te souvenir où tu es et pourquoi tu es là. Il te faut une bonne heure pour émerger et enfin te redresser pour te poser sur le bord de ton lit. Encore un petit moment pour te préparer à affronter cette vie que tu as abandonné pendant six longs mois. La vie et son rythme effréné ne s’est pas arrêtée pendant ton coma et il faut dire que tout va trop vite pour toi désormais. Tu finis par te lever une fois ta canne en main, ne pouvant marcher sans son aide. Ta jambe gauche a été sacrément abîmée et depuis l’opération, tu n’as pas vraiment pu faire de rééducation. Puis simplement parce que tu te sens trop faible par moments pour marcher sans. C’est d’ailleurs pour cette raison que tu vas chez le médecin ce matin, histoire de faire le point sur ton état de santé, pour voir s’il n’y a rien d’alarmant et tout le bazar. Tu trouves ce rendez-vous inutile car tu es sortie depuis une semaine et rien n’a changé, si ce n’est que tes migraines et malaises sont moins nombreux grâce à ton traitement. Formidable.

Tu soupires en voyant ta tête dans le miroir. Cernes marquées, teint pâle, regard vitreux, air enjoué… Le maquillage ne suffira pas aujourd’hui, alors tu te résignes à garder cette tête. Tu prends une douche et t’arranges un minimum, avant d’attraper ton téléphone une fois prête. Assise sur un accoudoir du canapé, tu regardes si tu n’as pas un message de tes parents. Toujours rien. Tu soupires longuement en te demandant quand tes parents allaient-ils avoir le temps de revenir à New York pour te voir maintenant que tu es réveillée. Tu sais de source sure qu’ils sont venus te voir très souvent pendant ton coma et que chacun avait décidé de rentrer dans son pays respectif pour souffler un peu. Tu peux comprendre. Voir son enfant dans cet état ne doit pas être facile à gérer, surtout pour ton père, que tu sais en rémission d’un cancer. Tu espères juste qu’ils se dépêcheront, parce qu’ils te manquent. Tu restes assise sur ton accoudoir à fixer le mur d’en face, où trône sur une étagère une photo de toi et de Kostya. Kostya, c’est ton petit ami. Un petit ami patient, qui a veillé sur toi pendant six mois et qui était là à ton réveil. Autant dire qu’en apprenant ça, l’amnésique que tu es s’est sentie affreusement mal d’avoir osé lui demander son identité. Mais il t’a pardonné et t’a aidé à te souvenir de tout ce que vous avez vécu, et depuis combien de temps. Tu avais, à l’intérieur de toi, du mal à croire que tu avais été capable de rester investie si longtemps dans une relation, surtout avec ton tempérament et ton emploi du temps chargé. Quelle bonne nouvelle ce fut d’apprendre que tu n’étais pas seule au monde. C’est donc lui qui t’a donné cette photo à encadrer, parce que tu as perdu toutes les autres après ton accident, ton téléphone ayant été pulvérisé comme ta voiture l’a été. Ce matin, c’est toi qui attends Kostya. Alors que tu te perds dans tes pensées et dans des questionnements profonds et déprimants, on frappe à la porte. Le voilà. Tu te lèves un peu trop vite, manquant de te ramasser sur le plancher de ton salon. Tu reprends ta canne pour aller lui ouvrir, ayant la désagréable impression d’avoir pris trente ans dans la face après cet incident. Tu offres un large sourire à Kostya et hausses les épaules en guise de réponse. Prête, oui et non. Tu détestes devoir aller chez le médecin, même si cela dure rarement plus de trente minutes. Tu as envie de t’éloigner de tout ce jargon médical, des traitements, des questions, des regards et comportements compatissants, de ce sentiment d’être condamnée à être une malade. Tu ne vois aucune possibilité d’aller mieux moralement et physiquement en allant toutes les dix minutes chez un médecin qui te plombe le moral. Tu peux le faire seule, ça. Et depuis chez toi, gratuitement, qui plus est. Mais tu le fais pour Kostya, pour qu’il se sente rassuré et qu’il ne se rende pas compte que tu n’as pas le moral.

Tu lèves légèrement la tête pour pouvoir le contempler. Il est si beau, Kostya. Son sourire est si chaleureux, si rassurant. Son regard bienveillant. Son attitude et son charisme te font chavirer. Il est un petit ami exemplaire. Si patient, si doux, si compréhensif. Lui qui est si occupé, trouve le temps d’être aussi présent. Tu ne te sens jamais seule, jamais délaissée… S’il n’était pas là, tu ignores ce que tu ferais. Malgré tout ça, tu n’oses pas bouger. Tu n’oses pas l’étreindre, et encore moins l’embrasser. Lui non plus d’ailleurs. En y réfléchissant, tu te dis que ton amnésie y est pour quelque chose. Tu te sens moins intelligente qu’autrefois, mais tu comprends qu’il est difficile de se montrer trop affectueux avec une personne qui, il y a quelques jours seulement, ne se souvenait même pas être en couple. Une part de respect, mais aussi de gêne. Tu as peur qu’il te repousse, même s’il s’est déjà montré affectueux lorsque tu cherchais à te réfugier dans ses bras lorsque tu étais déboussolée à la sortie de l’hôpital. Tu ne sais pas l’expliquer, mais l’embrasser te manque. Ca te manque comme si pendant ces six mois, tu avais été parfaitement éveillée, faisant ta petite vie loin de lui. Tu veux juste sentir ses lèvres sur les tiennes trois secondes. Trois courtes secondes qui feraient s’arrêter le temps. Trois secondes, ce serait assez. Mais tu n’oses pas, alors tu te contentes de lui sourire en laissant transparaître tout ce que tu peux ressentir par ton regard si expressif. Tu te mords la lèvre en le voyant agiter un sac de donuts sous ton nez, tout fier. « On t’a déjà dit que tu étais le meilleur ? », tu ris légèrement avant d’attraper le sachet pour humer la bonne odeur qui s’en dégageait. Tu meurs de faim et tu adores ces donuts. Sa mémoire est excellente, pour le coup. Tu l’envies. Puis là, la fameuse question. Comment tu vas. « Un peu dur ce matin, en me levant, j’ai eu l’impression qu’on me plantait un poignard dans le dos… », réponds-tu en soupirant, puis tu poursuis « Mais ça va mieux, surtout maintenant que t’es là. ». Tu souris, sincère. Kostya, il a le don de te redonner le sourire rien qu’en respirant. Sa simple présence suffit à te rendre moins grincheuse, moins pessimiste. Avec lui, tout ne peut qu’aller. « Et toi, comment ça va ? Il est si tôt, je suis désolée… Merci beaucoup d’être venu… Entre, on a un peu de temps devant nous… Je crois. ». Tu te décales pour que Kostya puisse passer et fronces les sourcils pour jeter un œil à la paume de ta main, dans laquelle tu as été obligée d’écrire l’heure du rendez-vous. L’heure est notée sur un bloc-notes, ton téléphone, ton calendrier… mais aussi ta paume, pour te rassurer en cas de trou de mémoire loin de ces objets. Tu esquisses un petit sourire triste, peinant à cacher ta gêne face à cet oubli. Tu te racles la gorge et pour faire comme si de rien n’était, tu regardes dans le sachet et tu t’exclames d’un ton un peu trop enjoué pour être sincère « Tout ça pour moi, je vais me régaler. Et toi, qu’est-ce que tu vas manger ? ».

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MessageSujet: Re: (kostaïa) hold on to me   Lun 30 Oct - 14:42

Plus tu y penses, et plus tu réalises que t'es foutu. Complètement. Tu n'as pas seulement merdé, un peu déconné, tu as absolument tout foiré et ce n'est qu'une question de temps avant que cela devienne clair aux yeux de tout le monde. Tu es le seul, pour l'instant, à connaître l'ampleur de ta connerie, mais Gaïa se souviendra, tôt ou tard. Et toi, t'es coincé entre l'envie qu'elle se souvienne, aille mieux, récupère sa vie, et celle qu'elle demeure dans l'ignorance. Mais tu n'es pas égoïste et, si tu as royalement tout fait foirer à deux reprises, tu es le genre qui répare (ou tente de réparer) ses erreurs, pas celui qui les planque sous le tapis en priant pour qu'elles se fassent oublier. Tu ne peux simplement pas te résoudre à lui dévoiler la vérité, à lui exposer toi-même à quel point tu as été con, non pas une mais bien deux fois. De toutes manières, tu n'as pas le droit de le faire, pas maintenant, de peur que ce soit un trop grand choc. Pas qu'attendre atténue quoi que ce soit, ni pour elle ni pour toi, mais elle n'est pas prête à faire face à ce genre de nouvelle. Tu n'as pu lui dévoiler que le strict minimum sur ce que tu sais de sa vie avant l'accident, et lui mentir encore et encore. A ta bourde se sont ajoutés de véritables mensonges, des scénarios dans lesquels ses parents lui rendront visite. L’hôpital a bien contacté sa mère, mais celle-ci n'a pas jugé bon de faire le déplacement pour voir sa fille plongée dans le coma. Tu as donc appelé toi-même pour prévenir de son réveil, et tu l'as bien évidemment sentie soulagée, mais rien de ce que tu as pu tenter ne l'a décidée à lui rendre visite. Comme si leurs différents étaient trop grands, tout comme sa fierté, que pour oser montrer un minimum d'empathie et d'apaisement. Le ressentir, oui, mais pas le montrer. Tu es mal placé pour juger parce que, chez toi, c'est inconcevable. Chez toi, pas de disputes sans fin, pas de difficulté à se réconcilier. Vous êtes aussi proches que l'on peut l'être, le lien entre ton frère et toi ne faisant qu'ajouter à cette proximité. Et puis, toi aussi, tu t'es mal conduit avec Gaïa. Sa mère a la décence de ne pas faire comme si de rien n'était. De ne pas mentir. Toi, tu n'as pu t'y résoudre, elle avait besoin de toi. Et toi d'elle.

Comme à chaque fois, tu crains qu'elle se soit souvenue. Que tout lui soit revenu, ou même seulement des bribes lui indiquant que vous n'étiez plus ensemble. Tu veux qu'elle se souvienne, de tout, même si ce n'est pas bon du tout pour toi. Tu veux qu'elle récupère sa vie, mais pas comme ça. Tu veux être celui qui lui dira, plus de mensonges, en espérant qu'être, pour une fois, honnête, changera la donne. Tu ne veux pas qu'elle se réveille un jour en te détestant et qu'à ton arrivée à son appartement elle refuse toute discussion. Une chance, une seule suffit, de t'expliquer, c'est tout ce que tu demandes. Ton crâne va exploser, à force de questionnements, alors tu montes le son de la radio, noyant le flot de pensées dans un flot de paroles dont le sens t'échappe. Vérifiant l'heure, tu t'arrêtes afin de vous trouver un petit-déjeuner plus ou moins respectable. Tu as la chance d'avoir une mémoire pleine, et pas trop mauvaise, tu achètes donc ses donuts préférés, avant de te demander si elle se souviendra qu'ils le sont, ou si elle les verra comme un simple petit-déjeuner. Tu te surprends de plus en plus à tenter de te mettre à sa place, au début c'était pour ne pas faire ou dire de connerie, aujourd'hui tu veux surtout la comprendre. Mais tu échoues généralement pour ce qui est d'imaginer son ressenti, et il est hors de question de lui en parler. Tu as cependant saisi le sentiment général, et la difficulté de sa vie quotidienne. Tu ne t'imagines pas perdre toute une année de ta vie, et tu conçois parfaitement qu'avoir à t'interroger sur vous, sur elle, sur à peu près tout, la mette terriblement mal à l'aise. Tu fais donc de ton mieux pour te montrer prévenant, répondant mine de rien à des questions muettes pour lui éviter d'avoir à les articuler, comblant les trous de mémoire sans jamais faire remarquer qu'elle a oublié telle ou telle chose. Tu as eu du mal à digérer qu'elle t'ait oublié, que tout se soit envolé, mais jamais tu ne lui en as voulu pour cela. Comment le pourrais-tu, alors que rien de tout cela n'est de sa faute. Tu es le premier témoin de ses tentatives pour se souvenir, et tu sais qu'elle le fait en partie pour toi, parce qu'elle a oublié tout ce qui reste gravé dans ta mémoire. Cela ne fait qu’accroître ta honte, elle veut se souvenir de toi, et tout ce que tu as à lui offrir est une déception immense. Lorsqu'elle sera parvenue à son but, elle le regrettera probablement. A cause de toi.

Tu frappes à la porte, doucement. Le large sourire plaqué sur les lèvres de Gaïa te rassure instantanément, et tu respires à nouveau. Un sourire identique vient étirer tes lèvres alors que tu baisses les deux pour la regarder. Tout cela, c'est difficile pour toi, mais tu n'as aucun droit de te plaindre. La voir, tous les jours, et à peine pouvoir la toucher. Ne pas lui dire que tu l'aimes, de peur de la faire fuir, de la mettre mal à l'aise, et sachant qu'elle ne pourra de toutes manières pas te le dire en retour. Elle ne sait pas qui tu es. L'a-t-elle jamais vraiment su ? La dernière fois que vous vous êtes vus, avant son accident, elle ne le pensait plus. Mais celle qui se trouve face à toi aujourd'hui a toute confiance en toi, tu le sais, le sens, le vois. Tu as le sentiment de la trahir. Tu chasses ces pensées en te concentrant sur ce que tu lui as apporté, amusé par sa réaction. « Un certain nombre de fois, oui, mais je ne me lasse pas de l'entendre. » Surtout pas venant d'elle. Pourtant, elle a tort, tu n'es pas le meilleur, on est d'ailleurs bien loin du compte. Tu tentes de l'être, tu essayes de faire ce qu'il y a de mieux, mais tu échoues à répétition. Seulement, elle ne le sait pas encore. Elle ne l'imagine sans doute même pas, dernièrement tu fais tout pour elle, tu as probablement l'air presque parfait. Tu pourrais l'être tout le temps, si tu n'avais pas une fâcheuse tendance à mentir en pensant que ça arrangera tout. Tu grimaces en l'entendant parler de douleurs au réveil, mais tes traits se radoucissent immédiatement à la fin de sa phrase. « Si ma présence pouvait soulager les douleurs physiques, je me sentirais véritablement utile. » Au lieu de cela, tu ne sers qu'à faire le chauffeur, et n'être capable d'aucun miracle pour l'aider t'insupporte. Tu secoues la tête lorsqu'elle s'excuse de te faire lever si tôt. Il n'y a pourtant aucun autre endroit où tu souhaiterais te trouver. Tu esquisses un sourire doux. « Ne dis pas de bêtise, je suis content d'être là. » Tu effleures sa joue du bout des doigts, toujours hésitant. Tu retires rapidement ta main, la passant dans tes cheveux pour te donner une contenance et pénétrant dans l'appartement. Tu fais comme si de rien n'était en remarquant son hésitation sur l'heure du rendez-vous, décidant de ne pas en rajouter en la lui rappelant. Tu te tais donc, la laissant changer de sujet avec un peu trop de conviction. « J'espérais que tu accepterais de partager », avoues-tu en souriant.

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