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 / blow the candles out /

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welcome to new york
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MessageSujet: / blow the candles out /   Ven 19 Aoû - 18:02


“ Blow the candles out.”
Chers new-yorkais,
Quinze jours ont passé depuis la tragédie du crash vol 413. Plusieurs rassemblements se sont mis en place afin d'apporter du soutien aux familles et proches des victimes aussi bien qu'aux témoins qui auraient besoin de support. De son coté, la mairie a décidé d'instaurer un mémorial, à quelques kilomètres des lieux de l'incident. Pour l'occasion, une soirée d'inauguration aura lieu ou des lanternes et autres seront mis à disposition des citoyens qui pourront laisser leurs lanternes s'envoler au coeur des gratte-ciels. La ville de New York se souviendra de toutes les personnes touchées de près ou de loin par la les récents évènements.
Et n'oubliez pas qu'à New York, tout peut arriver.


• Privilégiez des réponses courtes pour faire avancer rapidement le rp.
• Le pnj pourra intervenir à tout moment.
• Vous êtes libres de tout. Vous êtes dans le midtown, le soir. Laissez votre imagination prendre le dessus.
• Vous pouvez ouvrir des pv, mais essayez de jouer le jeu dans le tc.
BON JEU.    
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MessageSujet: Re: / blow the candles out /   Dim 21 Aoû - 13:49

Ralph ne comprenait pas comment le monde pouvait tourner ainsi. Cette tragédie réveillait de vieilles blessures chez chaque américain ayant déjà vécu un évènement similaire de près ou de loin. Tout le monde pensait que ça ne pourrait pas se reproduire, mais malheureusement c’était le cas. Certes, les circonstances étaient différentes puisque c’était un terrible accident, mais cela touchait chaque personne. Ralph pensait que c’était important de participer au mémorial, d’allumer quelques lanternes et les laisser s’envoler en hommage à toutes les victimes. Depuis sa sortie du coma, on ne pouvait pas dire qu’il avait eu envie de sortir et de voir du monde, mais cette tragédie lui remettait les idées en place. Il avait passé des semaines à se victimiser, se renfermer sur lui-même comme si sa vie était terminée alors qu’en faites, il avait eu une seconde chance. Combien de personnes finissent par se réveiller d’un coma après cinq ans ? Très peu. Il arrivait à voir ce qui lui arrivait comme une bénédiction et il n’avait plus envie de se cacher. Il avait envie de profiter de la vie. Alors oui sa fiancée était avec un autre, mais ça ne devait pas signifier la fin de sa vie. Il était certain de beaucoup de choses allaient pouvoir lui arriver. Ce soir, il voulait aider les autres, être un réconfort même si ça ne durerait que quelques heures. Il avait envie de se sentir utile même si c’était égoïste d’une certaine façon. Il était frappé par la tristesse de cette assemblée. Personne n’était insensible à cette tragédie et on pouvait sentir un certain esprit communautaire. Ce n’était pas tous les jours, mais aujourd’hui ils ne faisaient plus qu’un. Personne n’était habité par la rancœur, mais par le soutien.

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MessageSujet: Re: / blow the candles out /   Dim 21 Aoû - 17:47

Sami, il avait mal vécu le crash de cet avion en plein New York. Personne ne savait réellement ce qu'il s'était passé, les autorités demeuraient quelques peu évasives sur la question. Nombreux avait évoqué l'attentat – réaction normale avec tout ce qui se passait actuellement. Et forcément, le jeune homme fut touché plus que de raison. Il avait fui son pays, la guerre, les bombes, les coups de feu, pour voir sa ville d'adoption partir en fumée, éventrée par des débris d'avion s'étant échoués un peu partout, aux quatre coins de Manhattan. Des vieux souvenirs remontèrent violemment à la surface à la vue de ces visages en pleurs et de ces âmes en peine. L'incompréhension, le choc... Tout ça, il connaissait déjà, comme une triste habitude. Mais cela n'en était pas moins triste pour autant. Alors, quand il entendit parler de la soirée en mémoire des victimes, il décida de s'y rendre. Il ne pouvait pas se l'expliquer, mais il avait l'obligation et le devoir d'y aller. Et c'est ainsi qu'il se perdit dans la foule, le soir, dans le midtown. Le maire était sur une estrade, récitant un discours qui était censé donner du baume au cœur aux New Yorkais. Sami pouvait sentir les regards sur lui. Peut-être était-il devenu parano à force de s'en prendre dans la tronche. Et peut-être qu'inconsciemment, c'était pour cela qu'il avait tant tenu à venir ce soir-là. Pour prouver au monde qu'il n'était pas qu'une couleur, une culture ou un accent. Mais un être humain, horrifié par cette tragédie, comme tous ceux qui étaient présents autour de lui.
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MessageSujet: Re: / blow the candles out /   Dim 21 Aoû - 21:55

Max, dans son esprit de reporter échauffé par le scoop, avait été dans les premiers reporters à arriver sur les lieux su crash, choqué, il n’avait pris qu’un minimum de notes, sautant sur la première occasion pour aider. La fumée, les plaies, le sang l’avaient ramené à cet attentat d’Alep. Les images se mélangeaient entre passé et présent mais Max avait tenu le choc et aidé comme il l’avait pu les New-Yorkais touchés. Les heures avaient passé et il était rentré, extenué. Mais le chaos dont il avait été témoins était tatoué à ses paupières et ne trouvant pas le sommeil il avait écrit. L’article qu’il en avait tiré, il l’avait signé d’un pseudo et envoyé à son journal. Il ne voulait pas qu’on sache qu’il était dans la Grosse Pomme. Mais ce soir là, le mémorial érigé aux mémoires des victimes l’avait attiré et il s’était donc rendu seul sur les lieux. Il se perdit dans la foule, observant les visages tristes, les mines dépitées, les épaules courbées. Il prit des notes mentales, enregistrant l’atmosphère tendue et pesante des lieux. Et alors qu’il errait, écrivant dans son crâne les premières lignes d’un article dédié aux victimes et à l’esprit communautaire qui naissait du drame, il trouva un visage familier. – Ralph ? Questionna-t-il tout en se rapprochant de son ami qu’il avait cru dans le coma. – C’est bien toi ? Il y trouva un certain réconfort dans cette vague de tristesse de voir que l’espoir existait toujours : Ralph était sorti du coma.
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MessageSujet: Re: / blow the candles out /   Mar 23 Aoû - 20:40

Ralph se tourna rapidement lorsqu’il attendit sa voix. Il ne pensait croiser personne qu’il connaissait ici. Il fallait dire qu’il y avait tellement de monde. Soudain, il aperçut un visage familier. Il crut un instant qu’il était en train de divaguer voulant combler cette solitude avec un ami, mais non il était vraiment devant lui. Max était bien la dernière personne à laquelle il s’attendait. Il ne savait pas qu’il était toujours dans le coin. Il faut dire qu’il n’avait pas fait le tour de ses contacts. Jusqu’ici il était resté très seul, mais apparemment la nouvelle de sa sortie du coma n’avait pas fait grand bruit. Il ne savait pas s’il devait être soulagé ou vexé. Peu importe, ce soir ça ne concernait pas que lui. Il aurait bien pu dire qu’il revenait d’entre les morts, mais ça aurait été déplacé dans un tel contexte. « Oui c’est bien moi ! » Lui répondit Ralph avant de prendre son ami dans ses bras pour le saluer. Il était bien rare qu’il fasse ceci, mais ce soir tout était différent. Le hasard faisait bien les choses finale-ment. Même lors d’un moment si difficile quelque chose de positif peut en ressortir. Les retrouvailles de deux amis perdus de vue par la force des choses. « Comment vas-tu ? Je veux dire en dehors de tout ça. » Lui demanda le beau brun. Ils avaient tellement de choses à se dire du moins Max. Ralph était resté dans le coma durant cinq ans donc on ne pouvait pas dire qu’il avait mené une vie de dingue. En tout cas, il avait envie d’en savoir plus.

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MessageSujet: Re: / blow the candles out /   Mer 24 Aoû - 17:05

je fixe avec soin le collier de fleurs fines et blanches dans mes cheveux lâchés pour l'occasion. une paire de converses blanches, un jean noir, un top blanc et mon cuir noir favori sur les épaules, je suis prête à rejoindre la foule. ce n'est qu'un moment difficile de plus à passer. c'est la phrase que je me répète sans cesse ces derniers jours. des réminiscences d'une quinzaine d'années plus tôt me reviennent en tête et j'en aurais presque le souffle coupé. le monde part en vrille et cet accident en est un de plus à ajouter à la liste. par les temps qui court, de nombreuses théories circulent mais la piste de l'incident technique reste privilégiée. quelque part, ça a un petit goût rassurant même si la conclusion n'en reste pas moins affolante. par un heureux hasard, mes proches et moi-même avons été épargné. cela dit, nous avons été tous d'accord pour aider au mieux. malgré mes maigres revenus, il fallait que je trouve une solution pour mettre la main à la pâte. j'en ai discuté avec mon patron et il est tombé d'accord. le bar servirait de point d'encrage où les gens pourraient trouver des boissons et de quoi se nourrir à moindre coût. on fait ce que l'on peut par les temps qui courent et il m'arrive d'ailleurs d'offrir des consommations à la pelle parce que j'ai du mal à faire payer qui que ce soit. mon côté guimauve ressort depuis deux semaines, dates de cet évènement tragique. c'est donc d'un naturel déconcertant que j'ai décidé de me rendre à cette soirée d'inauguration du mémorial. on se retrouverait tous là-bas. winnie a glissé sa main dans la mienne quand nous sommes arrivées et j'ai senti les frissons me parcourir la nuque. winnie, elle fait la fille forte comme ça, mais ma soeur, elle est au fond du seau parce que ça lui rappelle bien trop l'horreur de deux mille un. elle rejoint les frangins et moi, je préfère m'éloigner parce que je veux voir les gens, voir leur réaction et ne pas rester focaliser sur ce que je ressens. c'est étrange comme envie mais c'est tout ce que je ressens pour le moment.
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MessageSujet: Re: / blow the candles out /   Jeu 25 Aoû - 15:54

Mara a été chamboulé par cette tragédie qui a frappé New York. Elle a passé plusieurs jours à y penser, à avoir les larmes aux yeux à l'idée d'avoir failli perdre des gens qu'elle aime dans ce drame. Elle a essayé de comprendre, comment un tel accident a-t-il pu se produire ici, une fois encore. Un avion ne devrait pas se crasher, il ne devrait pas faire autant de morts et rendre autant de familles malheureuses. Mais il n'y a eu aucune explication, car les drames ne s'expliquent pas. Elle s'est contentée d'allumer la télé et d'attendre avec horreur que chaque victime soit identifiée, elle a entendu des cris et des larmes dans les reportages. Directement, elle n'a perdu personne et pourtant, cette tragédie la touche au plus profond d'elle. Impossible pour elle de rester de marbre face à ce qui a été un cauchemar ambulant. À travers Dom, elle a vu à quel point la situation a été difficile et cela n'a pu qu'accentuer son propre mal-être. Elle a tenté d'être présente pour son compagnon, d'être l'épaule sur qui il a pu s'appuyer à mesure que la liste des victimes s'est allongée et que c'est devenu dur, mentalement et physiquement. Spectatrice muette et invisible de ce drame, elle ne peut pas ne pas se présenter au mémorial pour rendre hommage aux disparus. Elle sait que sa présence ne changera rien et pourtant, s'y rendre est naturelle à ses yeux. C'est dans ce genre d'épreuve qu'on se rend compte qu'il y a peut-être encore du bon dans l'être humain, car bon nombre d'homme, de New-Yorkais en l'occurrence se serrent les coudes en ses temps difficiles. En s'enfonçant dans la foule déjà présente, Mara est touchée par cette ambiance qui se dégage et elle ne peut s'empêcher de prendre cette foule en photo, silencieusement car cet événement bien que dramatique, ne doit pas être oubliée.

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MessageSujet: Re: / blow the candles out /   Ven 26 Aoû - 12:05

C'est au réveil que Joan avait entendu parler du crash. Désorientée d'abord, convaincue qu'elle rêvait, elle avait abandonné sa pâte à pancakes sur le petit plan de travail de la minuscule cuisine partagée avec Marnie, Freya et Cate, pour venir augmenter le volume de leur télévision. Effarée devant les images, les larmes n'avaient pas tardé à inonder ses joues et elle était restée captivée par l'écran des heures durant, avait-il semblé, avant de trouver la force d'aller se lever. N'aurait-elle pas eu le sommeil si lourd qu'elle aurait appris plus tôt, pour la catastrophe. Peut-être même aurait-elle pu la sentir ou, pire, se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment. Par bonheur, ses proches s'étaient presque tous trouvés en sécurité à ce moment-là, loin du cœur de la catastrophe. Il y avait eu quelques égratignures, beaucoup de choc, de colère aussi. Joan avait entendu les habitués ressasser les souvenirs du Onze Septembre en plus d'une occasion mais tout le monde, dans son monde du moins, allait bien. Hélas, il n'en allait pas de même pour tout le monde et lorsqu'elle avait entendu parler du mémorial, Joan n'avait pas hésité une seule seconde à demander une soirée de congé à son patron, lequel était même allé jusqu'à décider de fermer le bar pour l'occasion. C'était normal, avait-il dit, c'était la chose à faire. Par respect pour les victimes.

Drapée dans une sobre robe d'été, Joan avait suivi la foule en sortant du métro. Il y avait des sourires, bien sûr, parce que la vie continuait malgré tout mais la majorité des visages affichait une mine fermée, tourmentée. En 2001, Joan vivait encore dans le Wisconsin et si la population avait été touchée, là-bas, par l'attentat, ce n'était rien en comparaison de la terreur qu'avait pu vivre les new yorkais. Aujourd'hui, certes, il ne s'agissait que d'un triste accident, mais il était clair qu'une vaste partie de la foule qui se tenait là, devant ce mémorial, avait déjà traversé pareil cauchemar par le passé. Silencieuse, la gorge nouée par l'émotion, Joan croisa les bras, les resserrant contre sa poitrine dans une vaine tentative pour se réconforter. Peut-être aurait-elle dû venir avec ses colocataires. Marnie lui aurait rappelé de prendre un paquet de mouchoirs, Freya l'aurait distraite de la peine environnante avec une réflexion un peu déplacée, pleine d'honnêteté. Au lieu de ça, elle était là seule, entourée par des inconnus dont elle partageait la peine, les yeux brillants et les tripes tordues par le chagrin.
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MessageSujet: Re: / blow the candles out /   Ven 26 Aoû - 18:45


L'horreur. Les cris, les pleurs. Les zones de triage. Des médecins qui courent partout, des familles qui paniquent. Un avion qui s'écrase sur New-York, une nouvelle fois. Jamais tu n'avais connu pareil situation à l'hôpital, pareil terreur. Les premiers blessés étaient arrivés à la fin de ta journée de travail, alors que tu t'apprêtais à rentrer chez toi mais vu l'ampleur des dégâts, on n'avait même pas eu besoin de te demander de rester plus longtemps, tu avais juste repris ta blouse pour palier au plus urgent. Quand tu avais enfin pu rentrer chez toi, tu t'étais simplement écroulée en pleurs contre la porte d'entrée. Comment, pourquoi est-ce que ce genre de chose arrive ? Pourquoi est-ce que des centaines de familles se retrouvent ainsi séparées, décimées ? Toutes les images te ramenaient à ce mois de septembre 2001 où pour la première fois, le ciel s'était écroulé sur la ville de New-York. Ce jour-là, ton meilleur ami était présent et tu avais pleuré sur son épaule, il t'avait consolée en te serrant longuement dans ses bras. Mais aujourd'hui, tu es seule. Seule pour encaisser les images de ces douze dernières heures. Tu ne te sens même pas la forme d'aller voir ton frère même si pourtant, tu sais bien que ça te ferait du bien.
Tu avais longuement hésité avant de te rendre au mémorial et puis tu avais finalement décidé que ça te ferait sans doute du bien. Malheureusement, arrivée au milieu de la foule, tu ne pus retenir tes larmes de couler une nouvelle fois. Cette foule réunie, silencieuse, c'était trop pour toi. Heureusement, tu avais prévu les mouchoirs et d'un geste simple, tu essayais tes joues mouillées. Un coup d'oeil à ta voisine (JOAN) te permit de voir qu'elle pourrait elle aussi en avoir prochainement besoin. Un sourire triste aux lèvres, tu touchais doucement son bras pour te faire remarquer et lui donner ce petit bout de tissu. Sans un mot, sans un son. Tu ne voulais pas la déranger, juste lui montrer qu'elle n'était pas seule. Toi non plus tu n'étais plus seule, c'était tout New-York qui était descendu dans la rue.
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MessageSujet: Re: / blow the candles out /   Dim 28 Aoû - 17:08

Elle se sentait un peu bête, à pleurer silencieusement au milieu d'une foule d'inconnus. Bête, mais pas seule. Ils étaient tous dans le même cas, choqués, sonnés, encore éberlués comme pas tout à fait réveillés d'un cauchemar qui n'avait pas lieu d'être. Ce n'était qu'une catastrophe et, bien sûr, difficile de nommer un responsable. Difficile de diriger sa colère et c'était peut-être pour ça qu'il était aussi difficile de se secouer, face à pareille tragédie. Les yeux perdus dans le vide, Joan ne comprit pas tout de suite que la main qui venait d'entrer dans son champ de vision se tendait vers elle. Elle sursauta en comprenant et, malgré elle, recula d'un pas avant de se tourner vers sa voisine, prévoyante propriétaire d'un paquet de mouchoirs. Joan esquissa un sourire humide, timide d'abord, comme pour respecter la peine des gens qui l'entouraient. « Merci » couina-t-elle, sourire s'élargissant lorsqu'elle tamponna ses joues. Elle renifla, secouant doucement la tête. « C'est con, je ne sais pas pourquoi je pleure. Je n'ai perdu personne, je ne vivais même pas ici en 2001 mais... c'est horrible » murmura-t-elle, toute trace de joie disparue. Elle baissa les yeux, évitant le regard de l'inconnue un instant. Ce n'était probablement pas le moment idéal pour partager ses états d'âme, ni le lieu d'ailleurs. « Désolée » souffla-t-elle, se tournant de nouveau, non sans un petit sourire contrit.
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MessageSujet: Re: / blow the candles out /   Dim 28 Aoû - 19:10


La jeune femme rousse à côté de toi te sourit timidement avant de te remercier et d'essuyer les larmes sur ses joues. Tu la trouvais belle, sauvage avec ses cheveux couleur de feu mais si fragile à cet instant. Fragiles, vous l'étiez tous à cet instant, encore plus que d'habitude. Un événement pareil te faisait réalisé qu'on n'est finalement que peu de chose quand les éléments ou des forces extérieures décident de s'en prendre vous. A ton tour, tu tamponnais tes yeux humides pour en faire disparaître les larmes. « C'est con, je ne sais pas pourquoi je pleure. Je n'ai perdu personne, je ne vivais même pas ici en 2001 mais... c'est horrible » murmura-t-elle, si bas que tu avais du être la seule à l'entendre, avant de s'excuser. Tu posais ta main sur son bras. Tu ne la connaissais pas mais dans des moments pareils, on avait juste besoin de se sentir entouré, tu ne le savais que trop bien. « Ne vous excusez pas. Je vivais ici en 2001 et j'ai réagi exactement de la même manière. On ne s'habitue pas à ce genre d'événements. Heureusement ... J'espère », lui dis-tu, à voix basse. Tu te voulais posée, rassurante, mais ta voix tremblait et tu essayais toi aussi de te convaincre que c'était normal de réagir comme ça. Tu retirais ta main de son bras. « Le 11 septembre, il y avait tellement de dégâts, on connaissait tous une victime ou quelqu'un qui connaissait une victime ... Mais là, c'est comme une piqûre de rappel pour nous dit qu'on ne peut jamais complètement dormir tranquille. ». Malgré toi, les larmes avaient recommencé à couler de plus belle sur tes joues roses. Tu détournais le regard, un peu gênée.
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MessageSujet: Re: / blow the candles out /   Dim 11 Sep - 18:13

Il avait regardé les informations le jour où le crash s’était produit, attendant son client qui était censé arriver. Il n’avait pas prêté attention que son portable sonnait, il n’avait pas senti son portable vibrer. Il avait été absorbé par ce qu’on disait, par les pleurs des uns, les cris des autres. Il avait mis sa main devant sa bouche et s’était laissé tomber sur son siège. Il avait finalement senti son portable vibrer et il avait appris qu’aucun vol n’était autorisé à décoller jusqu’à nouvel ordre et il avait du regagner son logement. Il avait fait les cent pas, avait téléphoné à quelques personnes qu’il connaissait avant d’apprendre que personne de son entourage n’avait disparu. C’était probablement égoïste, mal de se sentir bien en apprenant que ses proches allaient bien mais pourtant, il avait soupiré de soulagement.  Il avait trainé chez lui pendant quelques jours, il avait du appeler ses clients afin de les prévenir qu’il ne pouvait pas assurer ses services et il en avait profité pour voir un peu sa famille, puis s’était finalement occupé de ses avions, se disant qu’il aurait pu faire partie des victimes. C’était sa façon de se retrouver. Il avait finalement décidé de sortir un peu dans New York et s’était rendu là où les gens rendaient hommage. Il avait pu sentir toute cette tristesse, toute cette peur chez les gens et quelques sourires de soulagement de savoir leurs proches vivants chez certaines personnes. Et tandis qu’il marchait parmi la foule, les mains dans les poches, il avait vu Mara. Il s’était alors approché d’elle, l’avait pris dans les bras doucement tandis qu’elle prenait en photo la foule. Elle avait du être probablement étonnée, se demandant qui cela pouvait être. « Hey, c’est moi ». Il souriait Kenneth. Le genre de sourire un peu triste mais il tentait de son mieux de remettre du baume au cœur de sa meilleure amie. « Tu vas bien ? » Il avait passé son bras dans son dos et la regardait, cherchant à déceler ses émotions.
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MessageSujet: Re: / blow the candles out /   Mar 13 Sep - 22:01

C’est drôle. William pensait bêtement avoir tout vu à New-York. Le bon, mais aussi le moins bon. Cet événement tragique lui rappelait à quel point il avait tort. Quinze ans après, le chaos avait frappé à nouveau la ville qui ne dormait jamais et pompier par choix, par conviction, il avait cette fois été au premier plan pour y assister. Comme tant d’autres, cette journée le marquerait probablement à jamais. Son unité était très vite arrivée sur les lieux pour intervenir et il se souvenait avec exactitude du sang de tous ces inconnus, des corps sortis des débris, de la fumée qui quittait cet avion échoué au cœur de Manhattan, de la panique de tout à chacun, mais surtout de l’effroi de l’ensemble de la population new-yorkaise qui avait un aperçu de l’enfer une seconde fois. A croire que le monde ne tournait vraiment pas rond. Encore marqué comme tous les new-yorkais par cet événement récent, Will s’était malgré tout rendu en cette douce soirée, à ce rassemblement à proximité du mémorial érigé en hommage aux nombreuses victimes, pour ne pas oublier. Les visages étaient encore marquées, l’émotion était palpable. Tout le monde aurait aimé se réveiller de ce cauchemar et pourtant... La réalité avait du mal à reprendre ses droits. Un peu à l’écart des événements, Will fixait ces lanternes qui naviguaient haut dans le ciel, en hommage aux disparus, partageant la peine de tous ces inconnus. Cette solidarité, cette communion dans un moment si tragique lui donnait un peu d’espoir. Que demain serait un jour meilleur et que la ville de New-York ainsi que ses habitants se relèveraient. Encore une fois.
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MessageSujet: Re: / blow the candles out /   Sam 17 Sep - 13:29

Quand elle sent quelqu'un s'approcher d'elle et la prendre dans ses bras, elle est surprise et sa première réaction et de se tétaniser. Son appareil dans les mains, elle fixe la foule, respirant lentement et ne réagissant pas vraiment. Il lui aurait fallu quelques secondes supplémentaires pour réagir, heureusement pour elle, une voix qu'elle ne connaît que trop bien vient rapidement raisonner dans ses oreilles. « Hey, c’est moi ». Elle se retourne rapidement pour faire face à Kenneth et un sourire s'épanouit sur les lèvres de la jeune femme tant elle est heureuse de le voir. À son tour, elle le sert dans ses bras, peut-être un peu trop longtemps, mais elle s'en moque. Le voir là, à cet événement la ramènent quelques semaines en arrière quand elle a entendu parler du crash. Elle a eu peur, si peur que Kenneth ait été en première ligne, soit blessé. Après tout, il est pilote, cela n'aurait pas été ridicule. Elle l'a harcelé de message et pour le plus grand soulagement de Mara, il n'avait rien, mieux encore, il n'était pas à proximité d'où tout c'est passé. Je suis si contente que tu n'ai rien eu. Elle s'éloigne de lui, pour retrouver une proximité ordinaire, une fois encore, ses yeux fendent la foule. « Tu vas bien ? » Elle inspire profondément et se tourne vers lui, essayant de se couper à l'émotion qui l'envahie d'être ici. Compte tenu de tout ça, oui ça va. Et toi? Elle aimerait lui parler de Ralph, lui parler de tout et de rien, mais la situation ne semble pas être adaptée à ce genre de conversation futile, ses problèmes étant moins bien important que la perte de ces personnes.

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MessageSujet: Re: / blow the candles out /   Lun 26 Sep - 14:30

Elle n'avait pas prévu de se pointer, Diana.
Elle se rappelait l'émotion, en entendant la nouvelle. La pression, celle de l'agent du FBI, appelé sur les lieux, par crainte d'une nouvelle attaque terroriste. La peur au ventre, de découvrir un corps familier. Ses sœurs, cousines, Walt. Elle avait été jetée au beau milieu des décombres, sans avoir eu le temps de prendre des nouvelles, avant. C'était trop d'émotions, trop de visions d'horreur qui étaient collées sous ses paupières. Elle n'avait perdu personne, Diana, mais elle avait vu les gens pleurer, et hurler, les blessés, les morts, et ceux qui restent. Elle ne s'était même pas rendue compte qu'elle était là, jusqu'à ce qu'elle voit les premières lanternes décoller, illuminer un ciel déjà éclairé par les buildings de la ville qui ne dort jamais. Elle n'avait pas prévu de se pointer, de revivre tout ça, et pourtant, elle était là, à quelques centimètres d'une silhouette (William) qu'elle avait à peine regardé. Il avait, comme elle, la tête levée vers les petites chandelles qui s'envolaient, et elle détailla enfin son visage, ses traits qui lui paraissaient familiers, désormais. - Vous étiez sur les lieux ? Et, lorsqu'il tourna ses yeux chocolats vers elle, elle sorti immédiatement une main de sa poche, pour la lui tendre. - Désolée. Diana Shaw. Je suis agent au FBI. Il me semble que je vous ai vu, là-bas. Elle n'était pas loquace d'habitude, Diana. Mais là, elle ressentait le besoin de parler. Et s'il n'avait peut-être pas été là-bas, il était là, désormais. Simplement.
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MessageSujet: Re: / blow the candles out /   Mer 28 Sep - 21:06

Au grès des minutes qui s’écoulaient, songeur quant aux événements récents, William fixait les nombreuses lanternes qui montaient de plus en plus haut dans le ciel sans réellement les voir. Il en avait vu d’autres pourtant, des événements tragiques via son métier, mais celui-ci était différent, car il impactait des millions de personnes dans cette ville qui ne dormait jamais. Indirectement, c’est la cicatrice d’une blessure vieille de quinze ans, mais toujours pas cicatrisée qui se rouvrait dans la peau de tout new-yorkais. Tellement ailleurs, Will avait mis quelques secondes à atterrir lorsqu’une voix féminine s’adressa - visiblement - à lui. Automatiquement, son visage se tourna vers elle et ses yeux trouvèrent les siens. Diana Shaw, ça ne lui parlait pas plus que ça. Mais son visage, si. Elle aussi, elle avait été là-bas lors de cette fameuse journée. À ses propos qui confirmaient sa récente pensée, il acquiesça d’un léger signe de la tête avant de se saisir de sa main. « Will. Dawson » répondit-t-il avec simplicité. Ils avaient vécu et vu les mêmes choses lors de cette triste journée. Ils ne se connaissaient nullement, mais ils avaient partagé une tragédie qui faisait qu’ils avaient peut-être plus en commun qu’ils ne pouvaient le penser. « On ne s’y habitue jamais, pas vrai ? reprit-t-il. A ce qu’on peut voir tous les jours dans nos métiers, à ce genre de catastrophes, ça ne devient jamais normal. » Et heureusement, d’ailleurs. Inconsciemment, la paume de sa main restait contre la sienne, permettant, après quelques secondes, à leurs mains respectives de se mêler. Comme un soutien silencieux, une présence, puisqu’ils étaient d’une certaine manière, dans le même bateau. Liés par un fil invisible que cette tragédie avait tissé entre eux.
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MessageSujet: Re: / blow the candles out /   Jeu 6 Oct - 18:41

Elle se sentait seule, Diana, plus que d'habitude, aussi paradoxal que ça puisse paraître, avec cette centaine de personnes autour d'elle. Elle avait besoin de Walt, de le savoir près d'elle, sa main dans le bas de son dos, son regard à travers lequel il savait tout dire. Avant. Mais Walter n'était pas là, et elle était seule au milieu de tout ce monde. Dans la précipitation, dans le mouvement, dans la panique, aussi, personne n'avait le temps de réaliser, ou de faire attention. Pourtant, son visage à lui l'avait marqué, d'une simple demi-seconde dans son champ de vision. Mais il était là, lui. Pas Walt, pas Eliza, ni Cait, ni Flora, ni personne sur qui elle pouvait se reposer et personne qui n'avait vécu l'événement de son point de vue à elle. De ceux qui, même dans la peur, dans l'incertitude, devaient rester professionnel. La pression était forte, trop forte peut-être, tellement que tout était resté coincé dans sa gorge, et elle avait été bien incapable jusqu'à maintenant de mettre des mots sur le tourbillon qui l'emportait ces derniers jours. Elle se murait dans un silence, mauvais, malsain, mais rassurant. Il n'y avait qu'elle, son crâne, et Will Dawson. Elle serra doucement sa main, reconnaissante qu'il la garde dans sa paume plus longtemps que socialement acceptable. A ce moment-là, il n'y avait plus de politesses et de limites. Juste deux êtres coincés sur la même île, celle d'un événement qui touche des millions, et en isole tout autant. Elle lui offrit un demi-sourire rassurant, secouant doucement la tête. Non, jamais. Elle fixait ses yeux noirs, et pris une inspiration. - On m'a toujours dis qu'on s'habituait à tout, pourtant. On m'a menti, j'ai l'impression. Et puis, son regard vogua à travers la foule de visages tournés vers les lumières dans le ciel, celles lancées pour les victimes, ceux liés à ces corps qu'elle avait trouvé sous les décombres. Il y avait les morts, et il y avait les vivants, ceux qui restaient, ceux qui fixait une lanterne s'élever dans le ciel dans l'espoir qu'elle apaiserait la douleur. Mais c'était faux. - C'est juste une accumulation de tout. On ne s'y habitue pas, mais on apprend à vivre avec. Elle savait qu'il comprendrait, Will Dawson, et elle savait que c'était pour cette raison exacte qu'elle s'était présentée à lui.
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